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 La Bête, la Concorde et le Pacte

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Anubis Thorgana
Contre-Amiral de la Mort

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MessageSujet: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 25 Sep - 15:44

La journée précédente avait été riche en évènements divers. Mais un nouveau jour se levait sur l'Océan, et il semblait que le monde devait être conquis à nouveau. Le chant du vent marin venait accompagner le réveil progressif du Léviathan, et de son compagnon l'Hydre de Lerne, malgré le fait qu'il y avait toujours quelqu'un d'éveillé sur un bateau. Petit à petit, les différentes équipes se mirent en place, hissant les voiles afin de mener la flottille vers sa destination. Il devait être près de huit heures du matin ; le Soleil était levé depuis plusieurs heures déjà, mais Anubis ne se réveilla qu'à ce moment-là. En général, il se levait à l'aube, mais la fatigue d'une nouvelle crise avait eu raison de ses habitudes. Il fit un brin de toilette, s'habilla puis se dirigea vers le pont, sans prendre le temps de manger. Il avait bien dormi, et se sentait d'attaque, même s'il était moralement abattu. Il surgit ainsi sur le pont avec un air sombre, qui était devenu chez lui un trait caractéristique.

Cela ne l'empêcha cependant pas de saluer d'une voix forte l'ensemble de son équipage, qui lui répondit d'une seule voix joyeuse un très puissant "Bonjour Capitaine !" qui lui réchauffa un peu le cœur. Après quoi John Lengeister et Philéas Sorg vinrent à sa rencontre. Passant rapidement sur les politesses habituelles, Anubis demanda :

― Rien à signaler ce matin ?
― Rien du tout, répondit John. Les hommes connaissent leur boulot, et le font avec précision. Pour le reste, l'horizon est resté plutôt calme.
― Très bien, dit Anubis. Et...
― Vous avez mangé ? l'interrompit Philéas.
― Non, dit Anubis.
― Ce n'est pas raisonnable. J'vais aller vous chercher quelque chose, ça vous fera du bien.
Ce qu'il fit immédiatement, laissant John et Anubis régler quelques détails pour la journée. Celle-ci s'annonçait d'ailleurs radieuse, même si quelques nuages montraient le bout de leur nez. L'Archipel jouissait d'un climat doux et clément, si bien qu'on ne pouvait pas s'alarmer de voir une poignée de nuages se déplacer nonchalamment dans le ciel, comme un troupeau de mouton. Des moutons, on en voyait d'ailleurs quelques uns se promener en liberté sur le pont. Un souvenir de l'abordage d'hier, qui était d'ores et déjà adopté. Il n'était pas rare de voir des animaux variés se balader tranquillement sur les bateaux pirates. Cela apportait une touche de vie supplémentaire, dans un navire qui présentait bien plus de bonne humeur qu'un morne navire commercial. Les deux abéliens n'étaient pas encore levés, semblait-il. Ils devaient sûrement êtres fourbus après les péripéties auxquelles ils avaient dû faire face.

Mais ces précisions paisibles furent soudainement brisées par un appel de la vigie, qui retentit dans tout le bateau : "Convoi à tribord !". Mû par on ne sait quel réflexe, Anubis, suivi par John et par Philéas, qui portait avec lui un morceau de pain, un bout de fromage et une tasse de thé, se précipita sur le pont arrière, où trônait le timonier ― mais cette fois-ci, ce n'était pas Lyina, qui avait encore disparu on-ne-sait-où pour faire on-ne-sait-quoi. Anubis prit sa lunette qu'il pointa dans la direction indiquée. À tribord, l'Hydre de Lerne suivait une trajectoire parallèle à celle du Léviathan. Mais il ne gêna pas Anubis, qui put effectivement distinguer derrière l'autre bateau un convoi qui filait à l'horizon. Il régla sa lunette afin de voir avec précision de quoi il retournait.

― Trois bateaux aux couleurs d'Haldaran, commenta-t-il, et qui plus est avec un lourd blindage, semble-t-il.
― Décidément, c'est la semaine des rencontres ! s'exclama Philéas avec enthousiasme.
― Prudence, répondit tranquillement Anubis. Ils sont encore un peu loin pour les voir avec une parfaite précision, mais à mon avis, ils sont un peu comme nous. Entendez par là que ce ne sont pas des enfants de chœur...
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Magnus Flavion
Magister de la Confrérie des Mécamanciens

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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Lun 26 Sep - 16:28

Les deux gardes ouvrir la porte de la passerelle à Magnus qui entra à grand pas suivit de près par ses deux gardes du corps en armures assistées.

- Président Flavion sur le pont !

Le capitaine Bonley le salua vivement ainsi que les officiers. Magnus demanda au capitaine la raison de sa convocation:

- Que ce passe t-il capitaine ?

- Les guetteurs ont repérés deux navires en approche en trajectoire d'interception.

- Des pirates ?

- Probablement ... Leurs pavillons nous est en tout cas inconnu.

- Où sont-il ?

- A 11 heures, direction sud sud-est.


Magnus prit la grosse lunette pivotable et jugea par lui même. Il y avait en effet un gros bateau ainsi qu'un plus petit en approche. Aucun pavillons amicale de sortie et ils se rapprochaient du convoi.

- Quelles sont vos ordres monsieur ?

A en juger par sa coque et l'armement qu'il laissait transparaître, ces navires n'avaient rien de marchant, et rien d'Abelien. La cargaison du convoi avait une grand valeur en plus de cela. Il y avait donc qu'une seule chose à faire.

- Sonnez le branle-bas de combat. Envoyez un signale aux navire marchant leur disant de poursuivre leur route. Nous allons empêcher ces navires de s'approcher de mes vaisseaux de transport.

- Mais monsieur, il sont surement ...

- C'est un ordre capitaine ! Nous nous battrons si il le faut mais je ne laisserais personne s'accaparer mes biens !


Le capitaine salua Magnus, se retourna et hurla:

- BRANLE-BAS DE COMBAT ! TOUT LE MONDE SUR LE PONT !

La cloche d'alarme se mie à retentir dans toute la frégate et l'équipage se mit en action. Un officier de pont vociféra des ordres à la salle des machines, l'officier à la bard la fit tourner trois fois, orientant le Concordia vers les navires anonymes.

- CHARGEZ TOUTES LES PIÈCES! PRES A FAIRE FEU A MON COMMANDEMENT !

Les artilleurs, pour certain tirée de la sieste et donc encore torse nu, tirèrent sur les chaînes qui soulevaient les gros obus. Les poulies permettaient des les positionner et les faire rentrer dans la chambre du canon. Les 30 canons lourd, dont les long fut sortaient de la coque blindée, pivotèrent en même temps, près à tirer.
Sur le pont, les 10 canons de calibres moyens furent chargés et orientés vers les navires en approche.

Les marins en uniforme blanc courraient dans tout les sens sur les pont du Concordia, passant par l'armurerie se munir d'un fusil et prendre position près d'une pièce d'artillerie ou d'une mitrailleuse.

La frégate était encore loin mais prête à riposter en cas d'attaque.

Même si il ne laissait rien transparaître, Magnus appréhendait un peut cette action, le navire qu'il avait observé avait certes l'air plus arriéré technologiquement, mais était plus gros que le Concordia, et il n'avait aucune idée de son armement exacte.

- Nous sommes opérationnel monsieur, sur vos ordres.

Magnus caressa le pommeau de son sabre, regardant ses navires de transport marchant s'éloigner puis son propre navire se rapprocher des inconnues qui faisaient eux aussi route vers eux. Une monté d'adrénaline lui parcourue l'intégralité du corps.

- Dîtes à mes hommes de s'armer et se tenir près, que ma garde personnel vienne sur le pont.

Un officier le salua et partit transmettre son ordre.

- Maintenant voyons comment le destin a prévu cette journée.
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Lyina Neluira
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Localisation : Au plus profond de mon oeil droit que je me suis enlevé...

MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Lun 26 Sep - 16:49

La nuit avait été animée pour l'équipage et moi. J'étais finalement retourné à la table de poker avec les autres et les parties s'éaient enchainées dans les rires et les exclamations.
Mon temps de repos a donc été assez court, et je n'avais pas besoin de miroir pour savoir que cela se voyait à ma figure (la réaction des hommes en me voyant suffisait à imaginer les dégâts). Quand je me leva, la matinée semblait déjà être assez avancée. Ma première pensée a été "on a dû me choper ma place à la barre...". Ma deuxième s'est résumé par un gargouilli monstrueux de la part de mon ventre. J'ai donc trainé des pieds jusqu'en cuisines. Il n'y avait personne, j'avais champ libre pour me servir.
Je pris un plateau -qui s'avérait être le couvercle d'un tonneau-, entassa cakes, scones, fromages et saucisson (mes goûts matinaux effrayaient pas mal de monde) et eu du mal à caser ma tasse de lait froid.
Une fois fini, je réflechi à l'endroit où grignoter tout cela. J'avais qu'une envie, être non loin de mon poste habituelle à regarder l'horizon.
Je saisi donc mon plateau et quittai les cuisines. Puis l'envie de dessiner me pris. Je posa mon repas sur le premier meuble en vue, trottina -assez misèrablement- à ma minuscule cabine (le fait d'être la seule femme de l'équipage m'avait accordé l'honneur d'avoir une pièce à moi pour éviter quelques ennuis), pris mon carnet et ma mine de plomb. De retour à mon en-cas, un problème se posa : plus de place pour mon carnet.
Problème vite réglé cependant : mon carnet serré entre mes dents, mon crayon planté dans le fromage.
Je repris donc ma route pour mon lieu de dégustation -qui allait plutôt ressembler à un engloutissage-.

Arrivée au pont arrière, j'aperçu Anubis et deux autres -que ma fatigue empecha d'identifier- regarder le large.
Une fois assez proche, j'entendit le Capitaine :


- Prudence, ils sont encore un peu loin pour les voir avec une parfaite précision, mais à mon avis, ils sont un peu comme nous. Entendez par là que ce ne sont pas des enfants de chœur...

Mon état de zombie venant d'émerger me fit oublier tout mon respect que trop conventionnel envers lui, et je me glissa entre les trois hommes pour voir ce dont ils parlaient. Il y avait, en effet, trois navires au loin.
Mon carnet toujours dans la bouche, je ne pus prononcer quelque chose de compréhensible ou poliment.


- mmmfont quanmmmhême affez 'oin....

Je les quitta pour m'assoir à même pas trois mètre d'eux, à même le pont, et commença à manger mes p'tits scones.
Si je n'avais pas l'exercice physique de mâcher, je me serrais sans doute endormi de nouveau.
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Anubis Thorgana
Contre-Amiral de la Mort

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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 1 Oct - 14:50

Anubis fit virer sa flotte de quelques degrés à tribord, afin de pouvoir obtenir une meilleure vue d'ensemble sur le convoi. Tout en observant les mouvements de ce dernier, il mangeait distraitement le pain et le fromage que Philéas lui avait apporté. L'Hydre de Lerne décrocha de sa trajectoire de manière à laisser le Léviathan prendre un peu d'avance sur lui. Ceci fait, Anubis aurait tout le loisir d'observer à sa guise les déplacements de ce qui pourrait bien devenir sa nouvelle proie ; mais il avait préalablement à attendre que l'approche soit suffisante pour distinguer tout les détails. Il mit alors ce temps à profit pour boire la tasse de thé que Philéas lui avait servi, observant d'un œil aiguisé tout ce qui s'offrait à sa vue. Puis il riva son regard absent sur Lyina, car il avait bien vu qu'elle avait essayé de s'incruster discrètement pour voir ce qui se passait. Elle était très curieuse... Et avait l'air fatiguée. Elle était assise dans son coin, occupé à grignoter un petit quelque chose sans doute chapardé dans la cuisine. Lorsqu'elle remarqua qu'elle était observée, elle rougit, en réponse de quoi un faible sourire se dessina sur le visage d'Anubis. Il aimait sa simplicité et sa joie de vivre... Pourquoi n'y arrivait-il pas ? Puis il fut soudainement tiré de ses rêveries par un marmonnement méfiant de John :

― Ah, grommela-t-il, il y a du mouvement...
Anubis braqua immédiatement sa lunette sur le convoi à l'horizon. Et en effet, il semblait bien que les trois navires rompaient la formation dans laquelle ils naviguaient depuis la première fois qu'Anubis les avait observés. L'un d'entre eux, le plus gros, paraissait virer légèrement à bâbord, tandis que les deux autres s'éloignaient davantage.

― Il y en a un qui se décale vers nous, dit Anubis. Il m'a tout l'air d'un navire de guerre. Les deux autres sont des transporteurs.
― Que diable peuvent bien trimbaler ces oiseaux-là ? demanda Philéas.
― M'est avis que c'est précieux, commenta John.
― En tout cas, ce navire-là semble prêt à protéger ce convoi coûte que coûte, déclara Anubis.
Il réajusta sa lunette afin de mieux distinguer les détails du bateau qui, cela ne faisait aucun doute, se rapprochait prudemment d'eux.

― Ah ah ! s'écria-t-il soudainement, mi-méfiant, mi-amusé, il a une quarantaine de canons braqués sur nous !
À cette annonce, Philéas blêmit et John parut s'agiter quelque peu, mais Anubis ne sembla ne pas le remarquer. Il avait toute confiance en son fidèle navire. Cette tentative d'intimidation ne l'arrêterait pas aussi facilement. Pas avant que le Léviathan ne montre également ce qu'il avait dans le ventre.

― Tout cela ne fait que titiller ma curiosité, dit Anubis. Nous allons bien voir ce que nous cache ce convoi mystérieux...
― Euh... tenta Philéas, est-ce bien raisonnable, monsieur ? Ce bateau semble armé jusqu'aux dents... Ça n'a rien à voir avec le steamer de hier...
― Sommes-nous des pirates, ou des lavettes, Philéas ? lui répondit Anubis avec dédain. C'est bien pour de telles choses que nous sommes en mer : l'aventure, le goût du risque, la rencontre des cultures, l'exaltation du sang qui coule, la joie d'une victoire durement arrachée à l'ennemi... Ce navire m'intrigue et je veux savoir ce qu'il défend avec une telle ardeur, dût-il y avoir des victimes dans l'escarmouche ― il y en a toujours, de toute façon...
― Justement, s'exclama Philéas, nous n'allons pas risquer notre peau et celle de notre équipage dans une si dangereuse bataille !
― Et pourquoi pas ? dit John qui s'était montré ragaillardi par le discours de son Capitaine.
Anubis ramassa une bouteille de rhum qui traînait sur le sol et en bût une longue rasade pour s'échauffer la gorge, comme il faisait toujours avant de hurler ses ordres. Après quoi il grimpa sur un tonneau situé non loin de lui, et laissa s'élever sa voix puissante et gutturale.

― Camarades, cria-t-il à l'attention de son équipage, nous avons à tribord deux bateaux remplis de mystérieux trésors, et un troisième qui nous provoque en braquant ses canons sur nous ! J'en appelle à votre avis : allons-nous répondre à ses avances, quitte à y laisser des plumes, ou bien allons-nous passer notre chemin comme des mauviettes ?
La réponse ne faisait d'ores et déjà aucun doute, et elle parvint aux oreilles du Contre-amiral de la Mort en une seule voix, dure et déterminée :

― ON VA LEUR FAIRE LA PEAU !!!
Philéas se résigna à l'assaut imminent et, loin de se démonter, rassembla toute sa vigueur et prit les choses en main en hurlant les premiers ordres de branle-bas de combat. On fit savoir à Lestatt sur l'Hydre de Lerne que la flotte se mettait en chasse ; puis on fit claquer au vent toutes ces voiles, d'un noir si profond que l'âme égaré pouvait aisément s'y perdre... Le funeste drapeau rouge à croix noire, message de menaces et violence, fut hissé aux cotés du pavillon noir et bleu, aux inscriptions étranges, qui constituait l'emblème maritime d'Anubis Prométhéus Thorgana. Le vent se leva pour faire gonfler les voiles et mener le Léviathan et l'Hydre de Lerne vers la bataille. Anubis ordonna que l'on vire de quarante degrés à tribord, puis demanda à ce que les trois rangées de dix-huit canons lourds du flanc tribord soient chargés d'obus des plus destructeurs. Il pointait sa lunette sur sa nouvelle proie. Ils étaient maintenant suffisamment proches pour qu'il puisse distinguer le nom du navire vers lesquels ils fonçaient, peint sur la coque avant du bâtiment. Anubis murmura alors :

― À nous deux, Concordia...
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 1 Oct - 22:59

- Ils virent de bord et se dirigent vers nous. Pavillon hissé capitaine ! Ce sont bien des pirates !

Le capitaine prit la lunette et regarda par lui même.

- Bon Dieux ... C'est le Leviathan ...

Magnus, intrigué par le ton sur lequel venait d'être fait cette annonce, demanda au capitaine Bonley de la frégate:

- Vous connaissez ce vaisseaux capitaine ?

Sans quitter le navire à la coque sombre et aux grandes voiles de sa lunette, celui-ci répondit:

- En quelque sorte monsieur. Je ne l'ai jamais croisé personnellement mais d'après ce qu'on dit dans les ports son capitaine, le contre- Amirale de la mort, serait un démon et les inscriptions sur son pavillon des incantations qui rendraient son vaisseau invulnérable.

- Et la version officiel ? Je ne suis pas du genre à croire aux comptes de fée capitaine Bonley.

- Et bien ... s'est un pirate mercenaire extrêmement dangereux. Pour vous faire un résumé des dégâts qu'il a causé sur ces routes commerciales les 8 dernières années, sa tête est mise à prix à plus de 1000 pièce d'or.

- 1000 pièce d'or !


Ce pirate valait son pesant d'or. Et le fait qu'il n'ai pas encore été coulée ou arrêté par la marine d'Haldaran montrait que ce capitaine était particulièrement doué dans son art.
Le sombre vaisseaux voguaient maintenant toute voile dehors, vers le Concordia. Les navires de transports étaient déjà loin, mais cela ne suffiraient pas si ce navire de guerre se lançait à leur poursuite. Il fallait donc les arrêter ici.

- Et bien capitaine, il est temps pour vous de nous montrer que vos galons valent ces 1000 pièces.

- Heu ... bien monsieur.

- Que préconisez-vous ?

- Dès qu'ils sont à portées, nous leur enverrons un tir de bordée. Espérons que cela les fera réfléchir avant de continuer. Toutes les pièces sont bien opérationnelles lieutenant ?


Le jeune lieutenant aux cheveux roux, chargé du commandement des armes, s'épongea le front avant de confirmer:

- Oui ... oui monsieur. Toutes les pièces sont braqués sur le navire pirate et prêtes à ouvrir le feu.

- Parfait.

Le capitaine Bonley observa l'armada du Leviathan tout en calculant la distances qui les séparait d'eux.

- Trois rangées de 18 calibres moyens, ils ne font pas dans la dentelles. Nous allons leur montrer ce qu'est de l'artillerie. Nous avons peut-être moins de canons mais quand ils verront la taille de nos obus j'espère qu'ils seront faire le bon choix et rebrousser chemin.

Tandis que Magnus observait les deux vaisseaux à travers la baie vitrée du pont, le capitaine Bonley ordonna:

- Virez de bord maintenant, 90° tribord !

Les hélices tribord du Concordia vrombirent et tournèrent dans l'autre sens, faisant pivotez la frégate qui crachait son lot de fumée noir sous cet effort mécanique.
Le capitaine leva son bras, attendis que le vaisseaux soit complètement en position, puis l'abaissa.

- A toute les Batteries Babord ! FEU !

Son ordre fut relayé sur tout les pont. Le Concordia trembla sous la puissance des tirs des 15 batteries de 300 mm et le calibre des 5 canons moyens du pont supérieur.
Des gerbes de flamme sortirent de leur gueules, projetant la morts à une vitesse moyenne de 300 m/s. Avant l'impact, c'était le sifflement strident qui effrayaient le plus souvent ceux d'en face.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 9 Oct - 9:27

Le Léviathan et l'Hydre de Lerne commençaient tout juste à se diriger vers le Concordia. Pour la première approche, Anubis avait préféré la propulsion à voiles, tandis qu'en salle des machines on faisait en sorte que les puissants moteurs à vapeur soient prêts à rugir dès que le Contre-amiral de la Mort en donnerait l'ordre. Cela permettrait de créer un effet de surprise chez l'adversaire, comme l'aigle qui fascine sa victime de ses cercles aériens avant de fondre soudainement sur lui. La flottille se mouvait donc lentement, laissant l'autre bateau venir de lui-même jusqu'à eux. Sur le pont, Anubis préparait le combat qui allait inévitablement suivre.

― Messieurs, dit-il, cette attaque ne vas pas être de tout repos. Ce Concordia semble aussi résistant que nos propres bateaux, il offre un blindage qui paraît épais et sûr. Néanmoins, cela ne suffira pas à nous arrêter. Philéas, les canons sont prêts à faire feu ?
― Oui, monsieur, répondit ce dernier.
― Très bien. Dites au capitaine Iraxter de prendre le Concordia sur son flanc bâbord, tandis que nous prendrons le flanc tribord. Précisez-lui de se retirer dès qu'il sentira du danger ― l'Hydre de Lerne est plus petit et moins résistant que nous le sommes.
― Bien, monsieur.
― Toi, poursuivit Anubis en s'adressant à un marin de l'équipage qui attendait des ordres, va chercher les deux abéliens dans leur chambre, conduit-les en sureté dans les abris au centre du bateau et sert leur un petit déjeuner s'ils le souhaitent.
― A vos ordres.
― John, ajouta Anubis, veille à ce que chaque membre de l'équipage soit à son poste.
― Pas d'problèmes, Anubis.
― Nous allons leur montrer qui nous sommes...
Les bateaux glissaient sur l'eau comme des anguilles, et malgré l'activité permanente qui régnait au sein de l'équipage, l'Océan était calme et silencieux... Jusqu'à ce qu'une rafale semblable à un coup de tonnerre déchira l'air paisible des mers. À travers sa lunette, Anubis vit le Concordia cracher des montagnes de fumée grise, tandis qu'une vingtaine de canons faisait feu. La réaction fut immédiate :

― ALERTE !! hurla la vigie. Ils nous tirent dessus !
― Bordel de dieu, pesta Anubis, ils sont déjà à portée. Tout le monde à couvert !
En un instant, tout ceux qui vadrouillaient sur les ponts du Léviathan se baissèrent et se réfugièrent derrière les murets de protections qui ceignaient l'intégralité du pont. On entendit les obus siffler dans l'air, puis tout devint embrouillé. À une telle distance de tir, il était évident que tous les tirs n'atteindraient pas leur cible. Cependant, ceux qui parvinrent ébranlèrent le bateau de la proue à la poupe. Des obus explosèrent contre la coque du Léviathan, tandis que quelques autres déchirèrent des voiles avant de s'écraser contre le pont. Seuls huit obus finirent leur course dans l'eau.

Lorsque le silence retomba sur l'Océan, on s'activa à évaluer les dégâts. Il y avait quatre marins blessés par des éclats d'obus ; et on compta trois impacts sur le pont dont l'un avait ouvert un trou dans la triple épaisseur bois - métal - bois qui constituait les parois internes du bateau. Les autres obus s'étaient écrasés sur la coque, beaucoup plus résistante. En effet, les obus tirés avaient beau être prévus pour transpercer des blindages épais, ils ne suffirent pas à vaincre celui du navire d'Anubis. Ce dernier était certain que les Continentaux ne connaissaient pas la résine végétale dont il avait enduit les coques de ses navires, et qui leur donnait cette belle couleur noire. En séchant, cette matière devenait extrêmement résistante, et se restructurait de manière cristalline, si bien qu'elle présentait une dureté supérieure à la plupart des métaux usuels. Anubis comptait sur cet avantage méconnu de ses adversaires pour l'emporter sur le Concordia.

Mais certaines voiles avaient été déchirées par des tirs malencontreux, si bien que le Léviathan perdait de la vitesse, tandis que son compagnon, épargné par les tirs, prenait de la distance. Voyant ce qu'il en était, Anubis ne put contenir une certaine colère. Il entrait dans une de ses phases de folie qui avait fait sa légende à travers les mers.

― Ramenez les voiles, ordonna-t-il. Faites démarrer les moteurs, turbines à quatre ! Et que l'Hydre de Lerne en fasse autant ! Cet acte de provocation ne restera pas impuni ! Le sang doit couler !...
Les puissants moteurs des deux bateaux crachèrent leur épaisse poix noire en ronronnant de toutes leurs forces. L'Hydre de Lerne et le Léviathan avancèrent en chœur, prenant de vitesse un Concordia qui aurait sûrement préféré voir ces pirates faire demi-tour suite à leur coup de semonce. Mais les deux bateaux étaient déjà sur lui, s'apprêtant à l'encadrer des deux côtés.

― Nous sommes à portée, cria Anubis ! Lâchez une bordée !!
L'ordre fut relayé sur chacun des deux navires de la flotte d'Anubis. Et, avant même que le Concordia ait eu le temps de recharger ses canons, les trois rangées de dix-huit canons du Léviathan crachèrent leurs flammes sur leur côté tribord, tandis que les deux rangées de dix canons de l'Hydre de Lerne vinrent caresser son flanc bâbord...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: WHAT THE FUCK!    Dim 9 Oct - 11:15

Cléomède sursauta dans son lit, se prit une poutre basse qui le sonna et retomba sur sa couchette.

ouch...soufra le vieil homme.

Il tenta de reprendre ses esprits, se massant le front rougi par le choc


"qu'est-ce qui a bien pu me réveiller ainsi?" pensa-t-il avant de tendre l'oreille

"Des bellement? ici...je croyais être sur le léviathan...ah oui, j'oubliais...ces débiles ont volés les moutons... mais pourquoi ceux-ci s’affolent ainsi ? ...tiens, ça bouge sur le pond... "

On entendit alors alors une salve de tirs, brillante, violente,ravivant les bellement profond et tirant Chail de sa torpeur.

-Agg! fut le sont qu'il fit en se redressant, avant de regarder, hagard tout autour de lui, essuyant les sueurs froides qu'il secrétait la grosses goutes. Plus lucide que Cléomède au réveil, il demanda:

-On Nous tir dessus?
-Je crois que c'est le léviathan qui viens de tirer. Mais oui, il ya surement un risque qu'on nous tire dessus. Allons voir

Ils se levèrent, s'habillèrent en vitesse et sortirent de la cabine. En passant dans la cursive, ils virent la Mer. Un énorme trou perçait la coque et avait déchiqueté le plancher a ce niveau. Un marin s’affaira a reposer quelques planches afin que l'on puisse continuer a circuler

-Pousse toi, tu gène!

-Que se passe t'il? s'enquit l'otage.
-Regarde par toi même!

En effet, on voyais clairement par le trou béant a une distance affreusement proche un navire de guerre. Cléomède reconnaissait cette façon de fabriquer les navires, et même s'il n'avais jamais rien vu de tel, il ne pouvais en douter: Haldaran. Il était fait de la même manière que ceux mouillant dans le port de Syntilla, quand il était secrétaire a l'ambassade d'Abel auprès d'Haldaran.

Il entreprit de monter sur le pond et quand il y fut, ce qu'il voyais le glaçais d’effrois. Un vacarme tel qu'il n'en existe pas aux enfers. La, a droite, un homme blessé se tenait assis contre un tonneau alors qu'on tentait de stopper l'hémorragie avec de la charpie? Quand il levais les yeux, il voyais les mats déchiquetés ,sur lesquelles des lambeaux de voiles pendaient encore mollement. Et tout ces mouvements, ces canons qu'on chargeais...c'était trop d'informations d'un coup pour qu'il puisse analyser. Il vit une dame, pour ainsi dire prostrée, grignotant il ne pouvais dire quoi, a quelques pas de lui. Il s'approcha, et se laissa glisser contre le mur jusqu'a s'assoir a coté d'elle. le regard devant lui, dans le vide, il murmura:


-C'est quoi ce bordel?
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 9 Oct - 11:54

- Dans le mile ! cria le capitaine Bonley en voyant des explosion apparaître sur les différents pont du Léviathan.

- Pourquoi ne ripostent-ils pas ? Demanda Magnus.

- Ils sont hors de portée monsieur. Ils ont peut-être plus de canon mais les nôtres ont une plus grande puissance de feu et une plus grande portée. Après ce coup de semonce, il n'auront pas d'autre choix de ....

- CAPITAINE ! Ils ne changent pas de cap !

- Quoi ?!


Le capitaine du Concordia regarda par la grosse lunette de la passerelle. Bien que des trous béant apparurent dan ces voiles et les petits cratères dans sa coque, le navire ennemi ne semblait pas sérieusement touché outre mesure.

- Rechargez les pièces, près à lâcher une nouvelle bordée.

C'est à ce moment qu'une épaisse fumée noir apparut au dessus des deux vaisseaux pirates.

- Nous avons touché sa réserve de poudre ? Ils s'enflamment ! hurla de joie le jeune officier à la bard.

- Non, ce sont des fumée de moteur à vapeur. Rectifia Magnus.

- Merde ! Ils seront sur nous avant la deuxième semonce. Monsieur, nous avons les meilleurs moteur du Consortium, nous pourrons aisément les distancer et éviter ainsi une confrontation direct.

- Et leur laisser ainsi la chance d'intercepter le convoi ? Hors de question ! Préparez-vous au combat Capitaine.

Ordonna Magnus alors que sa garde personnel venait d'arriver sur la passerelle. Ces ex-soldats de l'armée d'Haldaran maintenant mercenaire au service du Consortium avaient l'allure de démons dans leur armure à l'acier sombre.

- Bien monsieur le président.

Bonley prit le porte voix de la passerelle et annonça :

- A tout l'équipage, préparez-vous au combat direct ! Mettez-vous à l'abris !

Il s'adressa ensuite à l'officier de l'armement:

- Ils veulent du combat, ils vont en avoir. Ce n'est pas les premiers pirates à qui j'ai à faire. Chargez les batteries du pont principale avec les obus au shrapnel. Je veux tous les voir avec deux kilos de métal entre les côtes. Vu que leur blindage est plus épais que prévu, utilisez les obus "brise-forteresse" pour nos 300 mm, j'ai vu les effets dévastateur de ce prototype et ça les fera faire demie tours sous peine de voir leur navire devenir un aquarium. Ils sont maintenant à portez conventionnel, quasiment tout nos tirs les toucherons.

- Et eux mon capitaine ?

- Le type de canon qu'ils utilisent n'est pas un réel danger pour notre nouveau blindage. Ils verront que nous sommes aussi plein de surprise. Ils n'ont pas dû souvent combattre des vaisseaux militaire d'Haldaran, ils ont dû s'habituer à ceux d'Abel.
Ce qui me rend plus septique s'est leur nombre.


L'officier d'observation se retourna et cria:

- Manœuvre ennemi, ils se séparent pour nous border sur les deux flancs !

Lentement, le petit navire pirate contourna le Concordia pour se placer en position de tir de bordée sur le côté bâbord. Au même instant, l'énorme vaisseaux, le Léviathan, pivota et se plaça parallèle au Concordia sur son flanc tribord.

- Ils sont à 900 mètres de nous Capitaine !

- Ils ouvrent le feu !


Le Capitaine prit le porte-voix et hurla:

- TOUS A COUVERT ! TIR DE BORDÉE BÂBORD ET TRIBORD !

Des bouches de feux apparurent progressivement sur les trois rangées de canons du Levianthan, tandis que de l'autre côté l'Hydre de Lerne imitait son grand frère en lâchant une vingtaine d'obus sur le navire de guerre du Consortium. Sur le pont, les artilleurs restant interrompirent leur rechargement et se mirent à plat ventre, à couver derrière 20 cm de blindage militaire.

- Impact imminent !

Après quelques secondes dans les airs, les obus pirates retombèrent sur le Concordia. Etant eux aussi encore trop loin pour un tir direct, une partie des obus de calibre moyen, une vingtaine sur les 80 lâchés, finirent leur course dans l'eau devant ou à côté de leur cible. Mais la plus grande partie d'entre eux percutèrent la coque d'acier renforcée de la frégate avant d'exploser.
Comme l'avait prédit le capitaine Bonley, aucun obus ne pénétra le solide blindage, mais certain causèrent des dégâts plus graves. Un obus percuta l'une des batteries de pont dont l'obus avait été placé dans la chambre. Celui-ci explosa donc en tuant les deux servant couchés à côté, éparpillant sur le pont du métal en fusion et des morceaux de chair. Un autre canon fut mit hors d'usage, le choc de l'explosion trop proche rendant inopérable sa culasse de réarmement. Un autre matelot fut pulvérisé par l'explosion d'un obus qui explosa sur la parois derrière lui. Quatre marins supplémentaires furent blessés, la plupart que légèrement, mais l'un d'eux avait un éclat d'obus gros comme le poing enfoncé dans la jambe.

Les blessés furent évacués dans les pont inférieur tandis que le Capitaine Bonley se relevait avec les autres officiers de la passerelle. La coque était seulement cabossé à divers endroits mais aucun dégât matérielles à déploré, hors mis les deux canons de calibre moyen.

- Les salauds ! Hurla l'officier de l'armement, les oreilles encore bouchées par la résonance des explosions.

Ils se mit debout et écouta communiqua au Capitaine quelques secondes plus tard:

- Nous sommes à portée conventionnelle. Pièces lourdes chargés avec les "brises-forteresses". Pièces moyennes restantes chargés avec les obus shrapnel. Toutes prêtent à faire feu.

Magnus se tapotait l'oreille, une long sifflement lui parasitant encore les tympans. Il répondit à la place de Bonley avec une voix pleine de sens.

- Déchaînez les enfers.

Les calibres moyens tirèrent leur obus de shrapnel en direction des deux vaisseaux pirates. Les obus étaient calibrées pour exploser au dessus des ponts et délivrer un véritable mitraille de métal sur l'équipage, lui donnant que peut de couverture. Les énormes canons du pont inférieurs lâchèrent les imposant obus effilés, d'apparence conique dont la pointe était faîte d'un alliage très solide prévu pour s'enfoncer profondément avant de délivrer une explosion de grande envergure. Une explosion qui était prévue pour démolir des remparts en granite une fois la tête de l'obus enfoncé de plusieurs centimètres.

L'équipage du Léviathan et de l'Hydre de Lerne entendrait d’ailleurs la différence avec les obus de a dernière salve, ceux-ci provoquaient un sifflement plus strident, dûment à leur profil en pointe de flèche.
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Lyina Neluira
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 16 Oct - 9:25

Les ordres furent criés, tout le monde courait à son poste et se préparait à l'attaque.
Un collègue timonier pris la barre, je pus donc continuer mon festin. D'accord, c'était pas le moment de manger, mais je ne pouvais rien faire d'autre. Aucune manoeuvres délicates et minucieuses à faire, je ne savais pas m'occuper des canons ou des voiles, du moins, pas assez bien pour une vraie attaque... La seule chose que je pouvais faire était de ne géner personne dans sa tâche, ce qui revenait à s'assoir dans un coin. Et tant qu'à être assise dans son coin, autant manger en même temps.

Tandis que je mordais dans le fromage, quelqu'un cria.


- ALERTE! Ils nous tirent dessus!

C'était l'homme chargé de la vigie. Je failli m'étouffer.

- Bordel de dieu, ils sont déjà à portée. Tout le monde à couvert!

A couvert... Oh, oui, recroquevillée contre le rebord à l'arrière du navire, je me sentais assez à couvert, pas de soucis. Je contracta tout mes muscles pour me préparer au choc des tirs adverses, et d'un geste étrangement protecteur, tenu mon plateau-repas. Je ne tenais pas à retourner en cuisine.
Soudain, on entendit des sifflements. On aurait sans doute tous aimé qu'ils durent plus longtemps avant l'impact. L'impact qui fue non meurtrière mais bien remuante. Certains obus avaient atteint la coque du navire. Les secousses étaient fortes. Quelqu'uns avaient déchirés les voiles pour tomber sur le pont ensuite.
Cet instant fini, je jetta un coup d'oeil. Peu de membres de l'équipage étaient blessés, et aucun ne semblait être en train de nous quitter. C'était un soulagement pour moi.
Mon repas tenait la grande forme aussi -du moins, avant que je le dévore-. Je me coupa une tranche de saucisson puis ouvrit mon carnet à dessin pour voir encore mes précédentes "oeuvres".

Peu de temps après, j'entendis quelqu'un s'approcher. Je leva les yeux et cru reconnaitre un de nos otage.
Il semblait tout remué de cette attaque.
Il éait peut être un homme riche et puissant, ça ne changeait rien au fait qu'il était otage sur notre navire, donc en aucun cas je m'efforcerai de politesse ou de manières qui n'étaient pas dans mes habitudes. Je resta donc assise à manger et feuilleté mon carnet tandis qu'il se laissa glisser contre le rebord pour se retrouver assis à côté de moi.


- C'est quoi ce bordel?

Avait-il murmuré à lui-même? Devais-je lui répondre? Haha, de toute façon, quand on parle à voix haute, même si peu, avec une personne à côté, c'est pour engager une conversation, même si ça ressemble à un monologue.

- Ce bordel? Comment peut-on dire d'une chose qu'elle est bordélique? Chacun à sa manière de voir le bordel. Quelqu'un qui range chaque choses à une place même si elle traîne, ça sera toujours ordonné pour lui...Mais pour une autre personne qui ne connaît pas ses habitudes et la place attitrée des objets, ça lui semblera bordélique... Tout n'est question que de point de vue. Par exemple, moi je dépouille les cadavres des navires qu'on croisent. Pour beaucoup, c'est malsain, un travail de charognard... Mia smoi je vois ça comme de la récup'. Un bijou ou un vêtement dont le propriétaire est mort mourra aussi à un moment. Moi je leur donne une deuxième vie en les nettoyant, rafistolant, utilisant... Qu'y-a-t-il de mal à cela? Je trouve déjà cela moins idiot que de concentrer ses interêts sur de vulgaires pièces d'or ou autre qu'on appelle monnaie. Vous voyez? Chacun ses opinions... Pour des pirates comme nous, les dégâts que vous pouvez voir là ne sont rien, on s'en réjouit, même, car on aurait put subir pire.

Je pris ma tasse, bu une gorgée de lait, et repris un bout de fromage.

- Mmm'vous inquiétez pas... Ichi, on richque pas g'and chose... Mmmfaut juchte géner perchonne...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 16 Oct - 12:22

...


La réaction de Cléomède se fit attendre. Il digérait ce que lui disais la jeune femme. Un tel discours lui semblais irréaliste, incongru. Hors de propos. Il tourna son regard vers elle, et la regardant fixement, il lui répondit, une légère pointe de colère dans la voix, malgré un ton calme et posé

-Vous trouvez vraiment que c'est le moment de faire de la philosophie?


Il reposa son regard devant lui, calme. Il voyais ce qui se passait, mais son cerveau n'analysais plus rien. Ce n'était plus qu'un fracas de bruits et de couleurs sans connotation, sans signification

-après tout, vous avez peut être raison. De toute façon, a part attendre... Ou est Chail?



une voix tremblotante lui répondit
-ici
Il était lui même recroquevillé, mais ne s'était pas résigné, devant l'enfer qu'il voyais, a sortir sur le pond: il était donc sur les marches menant au pond inférieur, accroupis et tremblotant

-Pousse toi, tu voix pas que tu gène?
cria un pirate qui traversait, en le bousculant

-oui...oui fit le vieux secrétaire, allant fébrilement rejoindre Cléomède qui soupira. Celui-ci se tourna a nouveau vers la jeune dame.

-Si je comprend bien, vous n'en savez pas plus que moi sur ce qu'Anubis attaque? Quoi, que vu l'armada qui nous fait face, je peux difficilement concevoir qu'un homme comme lui ait été aussi inconscient. Qui attaque l'autre, au final?


Cléomède avais vite repris son calme, ignorant la peur panique qui s’emparait de son secrétaire. Le diplomate ne recherchait qu'une chose a présent: la compréhension. De plus il était soulagé de savoir son coffre en sécurité sur un autre navire, auprès d'Emilio. Un autre sentiment l'emplis egalement: la faim; Il tentait d'oublier que son interlocutrice grignotait sous ses yeux. Et il ne se sentait pas le courage de se lever pour chercher les cuisines. heureusement; il avais de la réserve. Cependant, son estomac, habitué aux petits déjeunés copieux, n'était pas de son avis. Il décida de l'ignorer , en attendant la réponse de son interlocutrice... qui était elle d'ailleurs?

-Suis je bête, j'ai oublié de me présenter...pardonnez mon inconvenance. Cléomède Brabantio, Directeur de la Manufacture Impériale des Toiles et Draps, ravi de vous rencontrer, mademoiselle.... mademoiselle?
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Lyina Neluira
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Mar 18 Oct - 17:06

Il y eu un moment de silence. Sans doute l'étonnement de ma réponse quelque peu....comment dire... Déplacée?
J'aurais pus rompre ce silence, mais j'avais une certaine curiosité sur ce qu'il allait dire ou faire.


- Vous trouvez vraiment que c'est le moment de faire de la philosophie?

Le plaisir de lui répondre un grand oui intempestif resta dans mon imagination. J'en riais un peu, et entamma de plus belle mon fromage pour retenir tout esclaffement.

- Après tout, vous avez peut être raison. De toute façon, à part attendre... Où est Chail?

Je failli répondre "qui ça?" (ce qui aurait très probablement donné "qui ffaaah?"), mais une petite voix répondi avant.

- Ici.

Je devinai qu'il se trouvait dans l'escalier, et l'imaginais très bien en boule tout terrifié.
Un des canonier passa et lui cria brièvement dessus. Pas de chance, cet homme-là n'était pas le plus commode de l'équipage. Rien de mieux pour être rassurée, n'est-ce pas?
Le vieil homme nous rejoignit contre le rebord. Ceci fait, mon interlocuteur m'adressa de nouveau la parole.


- Si je comprend bien, vous n'en savez pas plus que moi sur ce qu'Anubis attaque?

Ai-je l'air de m'interrésser à cette bataille?

- Quoi, que vu l'armada qui nous fait face, je peux difficilement concevoir qu'un homme comme lui ait été aussi inconscient.

Je voulu rire. Par moment, le Capitaine était pris d'élan de philosophie pirate qui se résumait à "on est des pirate, on a qu'une vie, il faut la vivre à fond et peu importe les risques!", donc oui, il est fort possible d'avoir de sa part de l'inconscience pure.

- Qui attaque l'autre, au final?

Excellente question...

- Suis je bête, j'ai oublié de me présenter...pardonnez mon inconvenance. Cléomède Brabantio, Directeur de la Manufacture Impériale des Toiles et Draps, ravi de vous rencontrer, mademoiselle.... mademoiselle?

- Ne vous en faites pas, en de telles circonstances, je me tamponne les oreilles avec une babouche de votre inconvenance, que je n'ai pas en retour de toute manière.

Par les circonstances, je parlais non pas de cette attaque, mais du fait que j'ai été enrôlée dans la piraterie par des moyens plutôt comiques et que j'étais en plein repas, ce qui représente un moment de détente gaie pour moi. Mais le devinerait-il.....?

- Mais merci d'avoir remarqué mon statut de 'mademoiselle', une femme même pirate aime à savoir qu'elle ne fait pas plus vieille que son âge. Hahaha, cela dit, je crois pas faire vieille du haut de mes vingt et une petites années. Je suis Lyina, timonière assez décalée mentalement, et artiste de paquotille à mes heures libres.

Je montra mon carnet pour justifié 'paquotille'. Les vrais artistes, pour beaucoup de gens, étaient ceux qui peignent sur d'immenses toiles des choses somptueuse bourrées de détails. Bien que j'apprécie cette forme d'art, je n'avais ni les moyens ni la patience d'en faire autant.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 22 Oct - 14:59

Anubis observait les dégâts causés par les tirs de ses bateaux sur le Concordia à l'aide de sa lunette. Apparemment, le navire blindé avait tout de même été bien ébranlé. Il crut voir ainsi des hommes de l'équipage secourir des blessés et il lui sembla même que certains corps étaient sans vie. Il afficha alors un air satisfait qui ne dura pas longtemps. En effet, il savait que le Concordia ne serait pas en reste et qu'il contre-attaquerait sans tarder ; et il se demanda avec une légère pointe d'inquiétude quel genre de riposte pourraient-ils mettre en œuvre. Le fait que ses adversaires étaient technologiquement bien plus avancés qu'eux ne lui avait pas échappé, et n'augurait rien de bon.

Il tourna la tête et aperçut, sur le pont inférieur, les deux Abéliens qui s'étaient réfugiés d'un air hébété auprès de Lyina ― qui était encore en train de manger, d'ailleurs. Se doutant de ce qui allait suivre, Anubis cria :

― Mademoiselle Neluira !
La voix puissante d'Anubis couvrait sans difficulté le léger vacarme environnant, si bien qu'il vit la jeune pirate lever immédiatement son visage interloqué et interrogateur vers lui.

― Mademoiselle Neluira, lui dit-il, voulez-vous bien vous mettre à l'abri à l'intérieur du bateau, et emmener ces deux hommes avec vous, je vous prie ?
Puis, sans attendre de voir s'il avait été obéi ou non, il se détourna du pont inférieur pour se concentrer sur le navire ennemi, tandis que Philéas venait à sa rencontre.

― Monsieur, commença ce dernier, nous sommes à portée conventionnelle, ce qui...
― ...Ce qui signifie qu'ils peuvent nous faire beaucoup de mal, acheva Anubis. Je sais, Philéas. Il est peut-être plus prudent que tous les hommes sur le pont se réfugient à l'intérieur du bateau.
― Je vais donner les ordres, dit Philéas.
Il fit retentir la cloche d'alerte située sur le mât tout proche, ce qui enjoignait aux membres de l'équipage de se mettre à l'abri. Le mouvement ne se fit pas attendre. Habitués à ce genre d'exercice, les vaillants pirates d'Anubis coururent vers les escaliers du navire et s'enfoncèrent dans les entrailles du Léviathan. Cela permettrait de réduire les dégâts, car Anubis savait d'expérience qu'à une telle distance, le nombre de victimes augmenterait de façon exponentielle. Seule une vingtaine d'hommes restèrent sur le pont. Parmi eux Anubis, qui venait de décliner l'invitation de Philéas à se mettre lui aussi à l'abri, surveillait les agissements du Concordia. Il vit dans sa lunette les hommes charger les canons.

― Nous allons essuyer de nouveaux tirs ! s'écria-t-il. Que l'on ferme vite les ouvertures des canons, et que tout le monde se mette en lieu sûr !
Ses craintes furent exaucées : on entendit de lourdes détonations, suivies d'un sifflement strident plus prononcé que la première fois. Anubis s'accroupit derrière une barrière de protection du pont supérieur et cacha sa tête dans bras. Le chaos qui suivi fut indescriptible. Le bateau roula dangereusement sous le choc des obus anti-blindage, tandis que le pont se noyait sous des déluges de mitraille. "Des shrapnels !", se dit Anubis. "Bande de salopards, ils n'y vont pas de main morte... J'espère que l'Hydre de Lerne ne sera pas trop touché". Il vit devant lui un des marins resté sur le pont se faire déchiqueter par la grêle métallique. "Merde ! pensa-t-il. Ils vont me le payer...".

Il se releva lorsque le calme retomba autour du navire et s'empressa d'aller constater la situation. Philéas, resté à l'intérieur du navire et entendant la voix de son Capitaine, fit rapidement le tour du bateau et sortit faire son rapport à un Anubis très énervé qui pestait contre le Concordia tout en jetant un œil à l'aspect extérieur de la coque.

― Il y a cinq blessés à l'intérieur, annonça Philéas. On a compté quatre trous dans la coque côté tribord, et deux canons sont détruits. Tout va bien ici ?
― Nous avons un mort, répondit Anubis avec amertume. Et un blessé grave qui ne tiendra pas longtemps.
― Les dommages à la coque sont sévères, monsieur, reprit Philéas. Ils sont trop forts pour nous, il faut faire demi-tour...
― SÛREMENT PAS ! s'écria Anubis. Nous ne sommes pas des lâches, et ce maudit bateau me doit une dizaine de victimes, dont un mort. Je ne le laisserai pas faire impunément !
― Mais leur blindage est trop résistant pour nos armes ! insista Philéas. nous ne sommes pas à la hauteur !
― Voyons, dit Anubis... J'ai plus de deux cents hommes sur le Léviathan. Cela suffira. Il ne reste guère plus qu'une unique solution, déclara-t-il. L'abordage.
― Vous n'y pensez pas sérieusement !? s'étrangla Philéas.
― Une fois collés à eux, ils n'auront plus le temps de nous tirer dessus, expliqua Anubis. Nous ne pouvons pas fuir : cela leur laisserait l'occasion de nous poursuivre, voire de nous couler. Si puissant soit-il, je doute que le Léviathan puisse résister à trois ou quatre autres salves comme celle-ci. Nous devons les accrocher et les mettre hors d'état de nuire avant qu'ils réitèrent...
― Capitaine ! hurla la vigie, qui avait été épargnée par les tirs. L'Hydre de Lerne bat en retraite !
Anubis prit sa lunette et la pointa du côté de la poupe du Concordia, d'où émergeait en effet le petit bateau pirate. Il semblait dans un triste état : la coque était endommagée, un mât avait été abattu et plusieurs hommes étaient blessés. Un message héliographique informa Anubis que Lestatt était légèrement blessé, mais que ça allait, et que l'Hydre de Lerne était trop abimé pour rester en course. Ils s'éloignèrent rapidement, moteurs à fond, afin de sortir de la portée des canons du Concordia. C'en fut trop pour Anubis, qui appela ses hommes. Tous sortirent sur le pont et, voyant leur camarade mort et l'autre bateau fuyant, entrèrent dans cette folie meurtrière qui caractérisait les équipages pirates sentant l'odeur du sang. Anubis, les yeux illuminés d'une fureur indescriptible, leur proposa de monter à l'assaut du navire blindé, ce à quoi tous répondirent oui. La décision était prise.

Le Léviathan était à plusieurs dizaines de mètres de son adversaire, aussi Anubis ordonna qu'on se rapprochât. Et la manœuvre ainsi exécutée avait de quoi surprendre les hommes du Concordia. En effet, les manipulations nécessaires pour se placer en configuration d'abordage dans la situation dans laquelle ils se trouvaient avait de quoi faire pâlir un navigateur chevronné, tant elles s'avéraient complexes. Les hommes du Concordia ne pouvaient donc logiquement pas s'attendre à une telle attaque. Mais s'était sans compter l'ingénieux système de propulsion du navire du Contre-amiral de la Mort. En effet, les turbines savamment placées sous la coque du bateau autorisait un pivot total sur les trois cent soixante degrés, si bien qu'en tournant la barre de quatre-vingt dix degrés tribord, après avoir actionné un levier spécial, on put voir le Léviathan se déplacer latéralement. Anubis éclata alors d'un rire sinistre.

― Ah ah, fit-il, je suis sûr qu'ils n'avaient jamais vu cela !
Le Concordia n'avait même pas eu le temps de réagir que son rival était déjà sur lui. Anubis ordonna que l'on coupe les moteurs à quelques mètres de la coque de l'autre bateau. Lorsque ceux-ci s'arrêtèrent, le Léviathan, entrainé par la vitesse, poursuivit encore son mouvement jusqu'à venir heurter la coque du Concordia, dans un immense concert métallique qui fit résonner les deux navires. Sous le choc, le Concordia roula quelque peu. "Les membres de leur équipage ont dû être bien secoués", pensa Anubis.

― C'est le moment ! hurla-t-il alors. À L'ABORDAGE !!
Et très vite, les hommes d'Anubis, excités comme des hyènes, armés de couteaux, de sabres, de pistolets, de fusils, de cocktails Molotov concoctés par l'Alchimiste et même d'une vieille mitrailleuse lourde à demi rouillée que portaient quatre combattants costauds, accrochèrent le Concordia à l'aide des lances-grappins tandis que d'autres posaient des planches d'abordage entre les deux ponts ; puis tous se ruèrent sur le bateau ennemi, envahissant ses ponts comme une horde de loups sanguinaires...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 22 Oct - 18:35

Cléomède prit le carnet que lui présentait la jeune dame, et s'entreprit de le feuilleter. De toute evidence, elle ne parlerais pas de cette bataille, elle avais esquivée tout ce qui s'y rapportait

-Vous avez un bon coup de crayonfit il en regardant les croquis qu'y s'enchainaient... C'est monsieur Thorgana que je vois la, n'est ce pas? Cléomède apprécia le dessin qui barrais toute une page du carnet. l'intensité du regard était remarquable... le même que celui que le capitaine avais eu a l’égard du vieil homme lors de la capture du steamer...un regard profond, qui avais
tenté -heureusement en vain- de le sonder
. Vous vous seriez présentée pour un emplois dans mes entreprises, vous auriez certainement été acceptée pour les dessins des modèles de dentelle... mais cela n'a rien a voir avec la piraterie, vous vous y seriez ennuyée.

― Mademoiselle Neluira, lui dit-il, voulez-vous bien vous mettre à l'abri à l'intérieur du bateau, et emmener ces deux hommes avec vous, je vous prie ?Rugit le capitaine, au loin

Chail prit Anubis a la lettre et descendit a toute vitesse vers les entreponts. Cléomède, quant a lui, prit le temps de se lever, tout en pestant intérieurement contre son vieux dos, puis tendit la main en direction de cette jeune pirate inconnue, comme une proposition pour l'aider a se relever

― Nous allons essuyer de nouveaux tirs ! s'écria-t-il. Que l'on ferme vite les ouvertures des canons, et que tout le monde se mette en lieu sûr !

L'exclamation fut immédiatement suivie par un vacarme assourdissant, un tonère fracassant, suivit d'un bruit rappelant celui des feux d'artifices tirés depuis la grande basilique les soirs de solstices et d’équinoxe. Mais cette fois-ci, l’ambiance n'était pas a la fête. Cléomède n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que le vaisseau accusa un coup impressionnant, lui faisant perdre l’équilibre, au point d'il s’effondra sur la jeune dame


- désolé,
fit il dans une grimace de douleur, tout en se décalant. Son regard portât vers le ciel et il apperçu de petits morceaux de métal incandescents foncer vers eux. Le diplomate était peut être vieux, mais il avais de la ressource, et un bon instinct de survie. Sans ça, il ne serait plus là depuis longtemps.
Il repéra a proximité une grande toile de bâche, ces toiles rêches lourdes et épaisses, qui ont entre autre la particularité d’être plutôt imperméables et ignifugées. Il en rabattit violemment un morceau sur lui et sa voisine, les protégeant ainsi tout deux des projections


Des que l'enfer cessa, Cléomède retira la lourde toile


-Je nous ai sauvé,
constata t'il en voyant les brulures subies par la toile lors qu'elle avait été percutée par la mitraillea tous les degréscomplétât t'il en montrant le bord de la toile sur laquelle était imprimé "M.I.T.D" accompagné d'un centaure et d'un soleil.

-Bon, je ne veux pas prendre plus de risques. Je descend. Vous me suivez?
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 22 Oct - 18:36

Plusieurs boules de feu apparurent sur le Leviathan ainsi que sur l'Hydre de Lerne, les dégâts ne tardèrent pas à devenir apparent.

- L'ennemi a essuyé de sérieux dégâts mon Capitaine. Trou béant sur la coque tribord du vaisseaux amirale et la corvette ennemi bat en retraite.

- Excellent ! Préparez une seconde salve immédiatement, encore deux bordées et ils verront le fond de l'océan.


Alors que Magnus regardait les marins du pont principale évacuer les derniers blessé, il se rappela l'attaque du train qu'il avait mené. Presque tout les mercenaires avaient été tué, une dizaine en tout, mais la récompense avait été là. Maintenant à la tête d'une grande entreprise, le Consortium, dirigé officieusement par la Confrérie des Mécamanciens. Tout ceci ne serait pas arrivé sans sacrifices, et des sacrifices il serait près à en refaire.

- Manœuvre du navire pirate.Il ne bât pas en retraite, il ... il fonce vers nous !!

- Ils vont nous nous aborder. A cette vitesse nous n'auront pas le temps de leur envoyer une autre bordée.


Le capitaine Bonley donna ses ordres, bien qu'il n'avait jamais connu d'abordage. Surtout face à des pirates expérimentés dans le combat au corps à corps.

- Que les servants d'armes abandonnent le rechargements des pièces. Qu'ils s'équipent de leur fusils et de leurs gilets de protection. Qu'ils se préparent à défendre le pont. Qu'ils sachent qu'ils vont se battre pour leur survie.

Magnus interpella le capitaine:

- Si je puis me permettre, sur ce coût là nous avons un élément qu'ils ne soupçonnent pas. Notre nombre. Mes 120 soldats sont équipés, armés et prêt à en découdre. Ils ont du voire une vingtaine d'homme sur les ponts depuis leur lunette, ils ne peuvent savoir que nous sommes plus de 300.

- Exacte, je suggère donc que vos hommes montent sur le pont et repussent les tentatives d'abordages.


Magnus lui répondit, un léger sourire machiavélique sur les lèvres:

- Non, je pensais plutôt les laisser monter à bords.

- Pardon ?


Les officiers du pont regardèrent le président du Consortium, perplexe.

- Avec les dégâts que nous leur avons infligé, ils auront la rage aux lèvres et n'auront d'autres volonté que de nous mettre en pièce. Ils vont se déverser sur le pont principale sans se soucier de ce que nous leur prépareront. Mes hommes les encercleront armés avec leur boucliers défensif pour les bloquer et leur interdire l'accès aux niveaux inférieurs. Depuis les passerelles supérieur, ils les canarderont avec les mitrailleuses fixes et leur fusils. Sous les tirs croisés, nous en feront une bouchée.

- Le vaisseaux ennemi à augmenté sa vitesse mon capitaine !

In forma l'officier à la barre dont le regard ne cachait pas son inquiétude. Le temps allait manquer, ils devaient agir vite.

- Bien monsieur. Je reste sur le pont mais je vais devoir vous demander d'aller vous mettre en sécurité dans vos quartiers avec votre garde personnel. Je ne veux pas me retrouver au chômage.

Il le salua et sans même regarder Magnus sortir, accompagné de ses dix chiens de garde, il reprit le commandement des opération.

- Manœuvre d'évitement, barre à 60 degrés tribord, donner le ...

C'est alors que le Leviathan pivota de 90°, se déplacent latéralement pour venir se coller au flanc du Concordia. Le choc fut rapide et brutal, ébranlant les deux vaisseaux. Le capitaine Bonley et tout les officiers de pont tombèrent, se cognant sur les parois en aciers de la passerelle de commandement.

Sur tout les pont, chaque marin, artilleurs ou soldats de l'AMS, se remettaient de la collision. ramassant leur fusils ou réajustant leur masque à gaz. Les cloches d'alarmes retentirent dans tout les recoins du Concordia, leur son annonçant l'abordage imminent du navire.
Magnus, surpris lui aussi par se choc impromptu, se releva avec une affreuse douleur sur le côté gauche de la tête.
Sa vu était brouillée mais il réussissait à percevoir ce qui se passait : Des silhouettes blanches s'agitaient autours de lui et sur le pont. Prenant position derrière les mitrailleuses défensives, actionnant le levier d'armement de leur fusil et positionnant les mantelets aux points stratégiques..

Soudain, une voie métallique le ramena à la réalité de sa situation présente.

- Monsieur, il faut vous évacuer vers les niveaux inférieurs du navire. L'abordage ennemi est imminent !

Ses gardes du corps avaient formé un cercle défensif autour de lui, leur armure assisté le protégeant comment un véritable rempart contre les balles. C'était une chose qui allait impressionner ces pirates, ils y verraient des démons leur tomber dessus. Il faut dire que tout ces mercenaires équipés de leur masque à gaz et en armure de combat avait quelque chose d'inquiétant, presque inhumain.

Par dessus leurs têtes, des grappins volèrent et agrippèrent la moindre paroi du navire blindé. A entendre les rugissement qui émanaient du vaisseau pirate, ceux d'en face devait être assez nombreux.
Au milieu de ce vacarme, Magnus ordonna à son chef de garde du corps:

- Sergent ! Restez défendre la passerelle, je veux que ces fumiers se pissent dessus quand ils vous verrons, surtout quand leur balles ricocheront sur vos armures. Vous deux, avec moi, les autres suivez le sergent Zir.

Les planches d'abordage se posait alors que Le Président du Consortium longeait la passerelle bâbord accompagné de deux de ses gardes en armure. Il allait dans le sens inverse du futur combat, le fait de croiser une longue colonne de soldats courant dans le sens inverse en témoignait.

La marrée de pirates commença à se déverser et au même moment quatre mitrailleuses lourd nouvelle génération crachaient des traits mortels d'acier sur le flot d'envahisseur. Les matelots et artilleurs postés sur les passerelles tirèrent au coup par coup sur les différentes cibles qui traversaient l'écart entre Le Leviathan et Le Concordia. Les soldats de l'AMS se mettaient progressivement en position mais l'bordage avait été trop rapide. Les pirates débarquaient sur toute la longueur du pont principale et tiraient sur toute cibles à portée.

Une légère explosion se fit entendre au dessus de Magnus suivit par des cris inhumain. Un corps en train de brûler tomba de la passerelle supérieur, s'écrasant sur le sol métallique. Un cocktail Molotov avait été jeté sur l'une des mitrailleuses et ses servant avait connu la douloureuse mort par les flammes.
Les tirs et les rafales des armes se rajoutaient aux cris de guerre et de douleur dont Magnus ignorait si ils provenaient des pirates ou des hommes du Concordia.

Une vingtaine de soldats avaient formés une ligne de bouliers métallique devant l'une des voie menant aux niveaux inférieurs, la première rangée tenant les hauts rectangle blindés et trois rangée de fusils s'alignant face à toute cible qui oserait passer devant eux.

- RECULEZ !!!

Ce fut tous ce que Magnus Flavion entendit avant d'être projeté en arrière par une véritable explosion. Il eu la chance d'être arrêté par un garde fou, contrairement à plusieurs hommes, pirates et soldats, qui finirent leur vols dans l'eau. Un des cocktail avait atterri au milieu de caisses de munition et de réserves d'obus pour les canons du pont principale. Il était complètement désorienté, il tourna la tête dans tout les sens avant de remarquer que sa manche prenait feu. Il tapota dessus pour l'éteindre et commença à courir au hasard sur le pont.

Il failli trébucher sur un corps de pirate, touché en pleine tête par un tir d'arme de poing. Sa tête arrêta de tourner et il voyait de nouveau clair. Il dégaina son sabre, par réflexe et posa la main sur son holster ... vide.

- Bordel de ...

A peine eu t-il le temps de terminer sa phrase que deux pirates sortir de nul par et se placèrent devant lui, l'un d'eux poussant le corps d'un matelot tout juste tuer, son uniforme blanc couvert d'épaisses tâches rouges.

- Tiens tiens tiens. Pas d'uniforme celui là, ça change quelque chose Gibz ?

- Ces bâtards sont tous les mêmes, ils crèvent donc de la même façon. Tu vas crever enfoiré !


Magnus chercha pendant une demie seconde ces deux gardes du corps, mais il n'y avait personne dans ce recoin du navire. Jamais là quand il faut. Il se mit en garde, levant son sabre en l'air, l'abaissant devant son visage puis vers le sol.

- Alors en garde messieurs !

Les deux pirates se jetèrent sur lui, l'un armée de deux couteaux, l'autre d'un sabre d'abordage. Essayant de l'estoquer, le pirate fonça le sabre en avant vers Magnus, qui était en position de garde. Le président du Consortium fit un seul mouvement avec sa lame et le pirate se retrouva contre le mur avec une large entaille sur le torse. Il lâcha son arme, regarda ses main pleine de sang puis s’effondra sur le sol. Le second hésita un instant, puis fou de rage se lança lui aussi dans le combat. Magnus para son attaque et le fit valser sur le côté. Plus expérimenté que son camarade, le pirate se retourna et lança une contre attaque. Magnus leva son sabre, esquivant le coup et abattit son arme sur le bras de son adversaire. Hurlant de douleur et regardant son moignon, le pirate vit bientôt un morceau de métal sortir de son ventre.
Magnus retira son sabre du dos de son ennemi mort et l'essuya sur les haillons qu'il potait.

- Merci Père, franchement je ne savais pas que ça me servirais réellement un jours.

Il sortit de l'impasse et rejoignit le pont principal. Il croisa des dizaines de corps de pirates ainsi que des centaines de douilles. La mitrailleuse qui se trouvait au dessus de lui expliquait surement ce massacre. Il contourna la section arrière et se retrouva dans la bataille qui régnait sur le pont au milieu du navire.

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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Ven 28 Oct - 17:46

Les cris, le sang, les crachats des canons, le sifflement des sabres. Aux premiers temps du débarquement sur le pont du Concordia succédait l'affrontement sans merci. Les pirates d'Anubis furent d'abord surpris par les tirs des mitrailleuses que leur avaient réservés les soldats du navire abordé en guise d'accueil, si bien que les premières pertes furent nombreuses, avant que les pirates reprirent du poil de la bête. Puis, très vite, les cocktails Molotov répondirent aux mitrailleuses. Une fut détruite, les corps de soldats brûlés jonchèrent bientôt le sol, et un cocktail atteignit une petite réserve de munition, provoquant une violente explosion. Profitant alors de la confusion, les pirates gagnèrent du terrain, et lancèrent le combat au corps-à-corps.

L'issue de la bataille était encore très incertaine, mais les pirates avaient confiance. La zone du bateau où ils avaient abordé était sous leur contrôle, et ils semblaient progresser encore. Néanmoins, les morts commençaient à se faire nombreux, et les pirates, peu doués en stratégie, ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il se passait autour d'eux. Les quartiers-maîtres John Lengeister et Philéas Sorg mettaient toute leur expérience à profit dans cette bataille en tentant de donner un semblant de cohérence à ce qui se révélait être ni plus ni moins qu'une boucherie improvisée... Mais personne ne paraissait savoir s'arrêter pour regarder de plus près à qui ou à quoi ils avaient affaire.

Personne sauf Anubis. Ce dernier, profitant du calme relatif qui régnait sur la petite partie du pont occupée par les pirates, traversa une des planches d'abordage et se retrouva à bord du Concordia sans être inquiété. Mais il était cependant sceptique quant à l'issue de cette bataille. Sa capacité d'analyse lui avait en effet fait comprendre de quoi il retournait. Des hommes en uniforme, portant des armures et des masques à gaz, cela ne faisait aucun doute pour lui : il s'agissait de mercenaires. Par conséquent, ils étaient sans nul doute très efficaces au combat et la discipline de fer qui régnait dans ce milieu leur offrait sûrement une meilleure cohésion que dans la horde de pirates qu'il dirigeait.

Anubis comprit ainsi qu'il y avait danger pour ses hommes. Mais son expérience lui avait appris qu'en sectionnant la tête d'une telle armée, on baissait considérablement le moral des troupes adverses, qui commettaient alors des erreurs tactiques irréversibles. Mais qui pouvait bien diriger cette armée ? Tout en réfléchissant, Anubis marchait en direction du milieu du pont principal, là où les combats faisaient rage. La colère qui le rongeait depuis le début de cet affrontement n'avait cessé de croître et atteignait maintenant un point paroxystique. Anubis avait envie de tuer.

Il était énervé certes, mais restait lucide. Il tenait à la main gauche son pistolet, une petite merveille de technologie entièrement faite à la main, qui comportait un quadruple canon de bronze ciselé et richement décoré, et deux compartiments spéciaux dans lesquels on glissait des munitions de plomb de forme octaédrique ainsi que de la poudre. Lorsqu'on pressait la gâchette, un ingénieux système chargeait les canons et mettait le feu aux poudres. Il en résultait une arme artisanale efficace, qui tirait un, deux ou quatre projectiles en même temps, avec une puissance de feu hautement honorable. Arrivant en vue d'un soldat qui malmenait un de ses hommes, il tira de son fourreau un long sabre fin, à la lame très décorée et coulée dans un alliage résistant et tranchant ― une autre merveille artisanale dont Anubis était particulièrement fier. Il s'agita soudain, tranchant de son sabre la main du soldat qui menaçait son homme et colla son canon contre la tête du mercenaire surpris, avant de presser la détente et de le laisser tomber sur le sol.

Il engagea ensuite le combat avec un autre soldat, qu'il parvint également à éliminer en évitant un tir de son fusil avant de lui séparer la tête du corps. Puis, ouvrant l’œil afin de repérer les cibles à éliminer en priorité, il parcourut un partie du pont à pied en repoussant violemment les adversaires qui tentaient de l'approcher. Il remarqua alors qu'une mitrailleuse située au-dessus de sa tête tirait toujours. Il s'empressa de grimper sur une échelle, et attaqua par surprise les trois hommes qui entretenaient les tirs. Il en élimina deux par des tirs précis de son pistolet, puis rangea celui-ci à sa ceinture avant d'engager un combat au sabre avec le troisième. Les lames virevoltèrent durant un long moment, s'entrechoquant dans un bruit cristallin ; l'homme attaquait avec vigueur et Anubis parait comme il pouvait, avant de contre-attaquer. Finalement, il parvient à surprendre son adversaire sur une attaque de biais et le transperça en pleine poitrine. Il s'effondra sur le sol, et Anubis, fatigué par un combat intense et au bord de la crise d'asthme, s'appuya sur le garde-fou pour reprendre son souffle.

Il laissa son regard survoler vaguement toute la scène qui s'offrait à ses yeux. Les corps s'entassaient de plus en plus et les combats faisaient rage encore et toujours. Il lui semblait cependant que les mercenaires reprenaient du terrain aux pirates. Mais ce fut un autre élément qui attira son attention. Il aperçut en effet à l'arrière du champ de bataille un homme plutôt âgé, à en juger par ses cheveux grisonnants, mais qui n'était ni un mercenaire ni un marin. Son costume était bien plus riche et élégant. Anubis comprit alors qu'il venait certainement de trouver le chef des mercenaires. Ayant lui-même fait du mercenariat, il savait que le chef prenait toujours soin de se démarquer de ses hommes, et le symbole sur la poitrine de l'homme figurait malgré tout sur les armures des mercenaires.

Le sang d'Anubis bouillonnait dans ses veines. Cet homme devait payer pour les dégâts qu'il avait causé à ses hommes et à ses navires. Toujours haletant, il bondit sur le pont principal tandis qu'au loin l'homme achevait un pirate. Anubis traversa le champ de bataille lentement, évitant les combats et les yeux rivés sur l'homme qui s'éloignait. Un cocktail Molotov explosa à sa droite, mais trop loin pour qu'il en ressentisse l'impact. Il vit cependant l'homme se retourner, visiblement surpris par cette explosion, avant de le voir disparaître derrière un rideau de fumée qui envahissait le pont conséquemment à l'explosion. Il avait rengainé son sabre, et sa haute silhouette mince et noire découpait la fumée comme une ombre mouvante. Cette silhouette finit alors par surgir doucement du brouillard gris. Anubis s'arrêta. Devant lui, l'homme se tenait droit et fier, serrant son sabre dans sa main et le dévisageant sombrement.

Ils étaient seuls sur cette partie du pont, les combats se déroulant loin dans le dos d'Anubis. Les deux protagonistes se regardait droit dans les yeux sans dire un mot. Anubis fixait son adversaire sans ciller, révélant à son rival son regard immensément vide et perturbant. Il lisait dans les yeux de l'homme en face le poids des âges, mais également une force sûre, une détermination sans faille et une intelligence rare. Anubis savait que dans l'état où il était, il ne tiendrait pas longtemps. Après une longue, très longue minute d'analyse mutuelle au travers du regard, Anubis pris à sa ceinture une grande seringue, dans laquelle dormait paisiblement un liquide rouge vif : le Réveil de la Bête...

Il se planta l'aiguille dans le bras, et injecta tout le produit dans son sang. Il ne tarda pas à sentir les effets de sa drogue : petit à petit, tous ses vaisseaux sanguins, jusqu'au moindre capillaire, se dilatèrent, facilitant grandement le passage du sang et le transport du dioxygène jusqu'à ses muscles. Ses poumons également lui parurent se libérer ; et pour la première depuis longtemps Anubis put prendre une longue et profonde inspiration. Sa raison se perdait tandis que ses yeux, devenant de plus en plus rouges, s'illuminaient d'une lueur de folie pure. Le démon qui sommeillait en lui se réveillait : Anubis, d'homme, était devenue une Bête sauvage et maléfique...

Il tira à nouveau son sabre de son fourreau. L'homme en face de lui se mit en garde. Anubis, un filet de salive s'échappant du bord de sa bouche, fit de même. Ils se toisèrent encore du regard, puis se jetèrent soudainement l'un sur l'autre dans un seul et même geste. Les sabres s'entrechoquèrent au-dessus de leurs têtes, puis l'homme tenta une attaque de coté qu'Anubis para avant d'effectuer une rapide rotation sur lui-même, afin de porter un coup dans le dos de son adversaire. Ce dernier, surpris par une manœuvre peu ordinaire, évita le coup tant bien que mal avant de contre-attaquer. Anubis para également ce coup-ci, contre-attaqua et se refit contrer. Les deux hommes luttèrent alors sabre contre sabre durant quelques secondes, puis Anubis repoussa son adversaire d'un coup de pied dans le ventre. Ils se remirent en garde, sans se quitter des yeux. Anubis laissait transparaître une haine sévère pour son adversaire. Et en face de lui, Magnus Flavion le lui rendait bien.
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 30 Oct - 12:19

Après ce premier échange avec son nouvel adversaire, Magnus se demandais si il n'aurait pas mieux fait de suivre le conseil de sa garde personnel en se repliant sur les ponts inférieurs. Il repris son souffle après avoir reçu un coup de pied dans le ventre, permettant ainsi à son adversaire de se dégager. Il se remit en garde tout en échangeant un regard haineux avec Annubis.

Autours, de lui, sur le pont principale, la faveur du combat commençait à changer de camp. Bien que la charge des pirates leur aient fait gagné du terrain lors de l'abordage, le plan de Magnus fonctionnait. Grâce à leur discipline, les mercenaires du comte de Flavion repoussaient petit à petit les pirates, formant des murs d'acier et des rangées de tirs. Les soldats en armure assistées remplissaient parfaitement leur rôle. s'avançant sur les leur adversaires, qui leur tiraient désespérément dessus, avant des les broyer ou leur tirer dessus à bout portant. Plusieurs avaient fuis en voyant ce qui était arrivé à leur camarades.

Magnus fit en pas latérale et attaqua sur le flanc d'Annubis an trois coups. Annubis réussit à tous les parer mais fut déstabilisé. Magnus en profita pour faire une enjambée à gauche et surprendre son adversaire dans le dos. Mais la Bête qu'était devenue Annubis eu le bon réflexe et para au dernier moment le sabre de Magnus, se retrouvant maintenant face à face, le visage à une dizaine de centimètre l'un de l'autre. Le président du Consortium esquissa un sourire, tout en regardant Annubis dans les yeux.

- Tu sens la mort !

Puis il se désengagea et ils revinrent en garde.

- Mais je peux t’abréger ça !

Annubis chargea et les sabres s'entrechoquèrent des dizaines de fois, attaques et parades se succédant à une vitesse impressionnante. Une plus grande force et de pus grand réflexe d'un côté, et une meilleur technique de l'autre. Sans s'en rendre compte, le duel suivant le combat principale lui même. Les pirates et mercenaires autours les laissaient se battre sans intervenir, certain les regardaient même un instant avant de se reconcentrer sur ceux d'en face.

Les pirates se faisaient repousser du pont du Concordia et certain repassaient les planches d'abordages tout en continuant à ce battre. Une explosion, venue du Léviathan cette fois, attira l'intention des deux duellistes. Les mercenaires de l'AMS ripostaient sur les pirates qui les harcelaient depuis le pont du Léviathan en leur lançant des grenades. L'une d'elles avaient du atterrir dans une réserve de poudre.

Les regards se détachèrent de ce spectacle une seconde après. Le Contre Amirale de la Mort et Le Magister de la Confrérie des Mécamanciens se dévisagèrent une nouvelle fois avant de lancer une nouvelle fois l'un contre l'autre.
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Lyina Neluira
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 12 Nov - 10:59

Mon interlocuteur feuilleta mon carnet, comme résigné à ne pas parler de la bataille.

- Vous avez un bon coup de crayon. C'est monsieur Thorgana que je vois là, n'est-ce pas?

Je sentie du feu partir de mes joues. Je rougissais sans doute beaucoup, mais à cause du compliment ou du portrait de ce cher Capitaine? Haha, il ne pouvait pas le deviner...

- Vous vous seriez présentée pour un emplois dans mes entreprises, vous auriez certainement été acceptée pour les dessins des modèles de dentelle... mais cela n'a rien a voir avec la piraterie, vous vous y seriez ennuyée.

Sans doute, oui.... Dessiner quand c'est pas le moment, c'est le pied.

- Mademoiselle Neluira, voulez-vous bien vous mettre à l'abri à l'intérieur du bateau, et emmener ces deux hommes avec vous, je vous prie?

L'ami de mon conversateur obéit et couru (pour pas dire fuya) à l'interieur du navire. Monsieur Bar...Barbantruc -j'avais déjà oublié son nom-, lui, se leva comme s'il sortait d'un salon de thé, et me tendit la main.
Pas le temps de répondre à cette noble invitation de 'lève-tes-fesses', Anubis cria de nouveau des ordres annonçant de nouveaux tirs. Un peu tard, d'ailleurs, car personne n'eu le temps d'exécuter son 'que tout le monde se mette en lieu sûr!' que ces tirs nous touchèrent déjà.
Le bruit fut monstre, les secousses rudes et fortes, à tel point que Mônsieur s'écrasa sur moi après une perte d'équilibre.


- Désolé...

Même pas le temps de répondre une fois de plus, des éclats rouge de chaleur fonçaient vers nous. Mônsieur (plus facile que de dire 'je-connais-plus-son-nom') eu un excellent reflex en saisissant une bâche et s'en servir comme bouclier pour lui et moi. Le "calme" revenu et la toile fut retirée.

- Je nous ai sauvé...à tous les degrés.

Notre protection avait, en effet, bien été amochée.

- Bon, je ne veux pas prendre plus de risques. Je descend. Vous me suivez?

Au loin, on entendit une exclamation : "SÛREMENT PAS!"

- Ah, ça c'est la Capitaine qui refuse de fuire.....héhé...

Rires mals placés? Peut être, mais pour moi, ce genre de signe de détermination annonçait un grand divertissement. Effectivement, Anubis appela tout le monde. Tout l'équipage répondit présent sur le pont, et tous virent les dégâts et les blessés.

- Et bien, cher équipage, allons-nous les laisser nous démolir de la sorte?

L'âme enragée et combative des pirates monta. Le Capitaine proposa un assaut, et d'une voix, l'équipage hurla oui. Adjugé vendu, ils goûteront à nos sabres. Les manoeuvres commençèrent à se faire.
Je me retourna vers Mônsieur
.

- Et bien, mon cher, c'est ici qu'on se dit adieu, ou revoir, si la chance est avec moi. Mettez-vous à l'abri, moi je me prépare à faire un carnage...

Sans même le temps d'une réponse de sa part chacun son tour), je couru jusqu'à ma barre.
Le timonier me vit arrivé et me laissa la place aussi rapidement que si ça avait été un reflex ou une crainte de faire soi-même la manipulation. Bien que ce n'étais pas pour ça que j'étais venu, je pris la barre, donna des directives à la salle des machines, actionna plusieurs leviers, boutons. Barre tournée de quatre-vingt dix degré, et nous voilà partie latéralement vers nos adversaires, qui devaient bien être sur le c**. Anubis en ria.
Sous ordres, les moteurs furent stopés non loin de l'autre navire. Grâce à la vitesse prise, le Léviathan continua sa course jusqu'à heurter l'ennemi.


- C'est le moment! A L'ABORDAGE!!

Clic clac, poignée sortie. Au bout, un fouet de deux mètres environ. Clic clac, une autre poignée. Au bout, ....une louche.

- Encore trompée....

Mais voir les hommes se ruher chez l'adversaire me passa l'envie de chercher ma dague dans mes poignées de barre. Louche en main, fouet à la ceinture, ainsi que des fioles et un pistolet, je me jetta au combat tel un enfant dans un air de jeu.
Passage sur une planche, petit saut, et hop, sur le pont ennemi. Le visage des soldats devint assez comique à voir une femme parmis un équipage de pirates. C'était souvent mon atout : le temps de leur étonnement, je fonçait vers eux sans qu'ils aient le temps de réagir. Ce que je fis. La tête de l'un d'entre eux résonna après un grand coup de louche. L'homme, assomé, s'effondra.
Je regarda mon "arme".


- ça tue pas, mais ça semble faire mal....

Deux autres étaient plantés devant moi, abassourdi par ce qu'ils venaient de voir. Après un coup d'oeil sadique et malicieux vers eux, je saisissa mon fouet avec la main gauche, puis attrapa la cheville d'un des soldats avec. Je tira un grand coup, et couru vers l'autre en même temps. Il tomba au sol, et l'autre reçu la louche dans la machoir (deux dents s'en décrochèrent). Et en me raprochant pour récupérer le bout de mon fouet, je donna un coup à l'homme à terre -tant qu'à faire-.
Je sentais que j'allais bien m'amusé.

Je rejoigni un petit groupe de mes collègues pirates pour battre à leur côté. Fouet, louche, louche, fouet, pistolet... Je semblais à part dans la façon de combattre, et ça me plaisait.
Après quelques instants d'amusements barbares, un ami canonier et moi étions encerclés par quatre mercenaires.
David (le canonier), me chuchota :


- Aurais-tu une idée farfelue, par hasard?

Sans chuchoter -voir en criant-, je lui répondis :

- Ouep, et ça va être fumant!

La seconde après, je pris une de mes fioles de ma ceinture et l'explosa au sol. Une grande fumée verte jaillie, ce qui nous laissa le temps de fuire par la droite, pour David, et de courir en piquant deux sabres des mains de deux soldats, par la droite. Oui, les armes tordues étaient ma spécialités, mais il fallait bien métriser des plus classiques de temps en temps. Ma louche et mon fouet étaient rangés à ma ceinture pour me laisser les mains libres de combattre aux sabres.
Plusieurs instants passèrent, mais le temps semblait s'être arrété. Plus aucune pensées sur rien, juste la survie. Ce n'était presque qu'un jeu pour moi. Mais le jeu cessa lorsqu'une balle toucha mon bras gauche. Rien de très grave, juste une plaie qui laissai voir la chaire sur un ou deux centimètres de profondeur, mais la douleur était là.
Je me refugia à un endroit et regarda la blessure. Puis mon regard se tourna vers le navire. Des ennemis étaient morts, les corps gisant au sol. Les corps...certains n'avaient pas d'uniforme...leurs tenues me semblaient familières. Ce n'étaient pas des ennemis, mais d'autres pirates. Mes amis. La tristesse, puis après la colère. La douleur, je ne la sentait plus. Je fonça dans la masse, trouant des mercenaires au passage.
Ma manière de combattre se raprocha plus de celle de mes collègues. Je fis le plus de carnage que je pouvais.
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 12 Nov - 21:21

"Au loin, on entendit une exclamation : "SÛREMENT PAS!"

- Ah, ça c'est la Capitaine qui refuse de fuire.....héhé..."

Cléomède se contentât d'un sourire entendu

"- Et bien, mon cher, c'est ici qu'on se dit adieu, ou revoir, si la chance est avec moi. Mettez-vous à l'abri, moi je me prépare à faire un carnage..."

-Soit. Au revoir, et bonne chance, alors. Faites moi plaisir, dézinguez cette vermine d'Haldaran.

Mais elle était déjà partie. Tant pis. La reverrais t-il? Sincèrement, il n'en avais rien a foutre. Il descendit vers un pond inférieur, et rechercha les cuisines, ayant terriblement faim. Le couloir était sombre et cléomède trébucha sur quelque chose, de mou, chaud, duveteux, puant, et...plaintif

-Oh, j'en connais un qui va finir en mechoui...
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 19 Nov - 16:24

― Tu sens la mort ?
Ces mots résonnaient dans la tête d'Anubis comme la provocation outrageuse d'un vieil aristocrate arrogant. Oui, il la sentait ; après tout, n'était-il pas le Contre-amiral de la Mort ? La grande Bête, le monstre marin ? La colère, la fureur, et la haine toujours bouillantes dans sa chair et son sang traçaient sa voie depuis toujours, et rien ne l'arrêterait. Et les sabres continuaient à fendre l'air, les lames dures et savamment ouvragées, témoignages du goût commun aux deux adversaires pour l'art et le raffinement, s'entrechoquaient violemment, émettant parfois d'imperceptibles étincelles de rage. Magnus Flavion affichait une maîtrise technique parfaite, suggérant qu'il avait derrière lui de très longues heures d'entrainement au duel au sabre, tandis qu'Anubis avait appris à se battre sur le tas, au cours des nombreux abordages qu'il avait mené au début de sa carrière. Mais il savait comment tuer, et avait suffisamment de maîtrise du sabre pour asséner des coups aussi inhabituels qu'efficaces, surprenant parfois son adversaire a l'aide de rotations sur lui-même, de sauts et de feintes. Sans compter le Réveil de la Bête qui décuplait ses forces et sa hargne...

Les deux protagonistes se battaient avec acharnement, ponctuant leurs assauts intenses par de courtes pauses durant lesquelles ils reprenait leur souffle en se toisant du regard, avant de se remettre en garde et de recommencer. Les coups valsaient ; attaques, contre-attaques, contre-contre-attaques et mille et unes autres ripostes s'enchainent dans une danse agressive, sur la musique désaxée de la bataille qui faisait rage autour d'eux, cette musique de guerre dont les arpèges sinistres véhiculaient la douleur et la mort. Parfois, Anubis tournait la tête vers les combats, dont la progression s'était inversée et tendait maintenant à un retour vers le Léviathan. Il voyait des pirates se faire tuer par des mercenaires surentraînés ou par des hideux soldats en armure mécanique, ainsi que des hommes du comte de Flavion décéder sous les coups de ses pirates. Il vit même Lyina, plutôt jolie dans sa colère aveugle, assommer des soldats... Avec une louche.

Ceci le fit vaguement sourire. Mais il ne tarda pas à se reconcentrer sur un problème plus urgent, et para une nouvelle attaque de son adversaire. Inconsciemment, ils se déplaçaient avec la bataille, et menaient désormais leur duel au beau milieu du pont, tandis que les premiers hommes de Magnus mettaient les pieds sur le pont de bois briqué du Léviathan. Ces derniers ne firent pas long feu, mais la marche implacable des soldats repoussaient les pirates toujours plus loin dans leurs retranchements. Et si certains se retournaient parfois vers eux au commencement du duel, plus personne maintenant ne se préoccupait du combat sans merci que se livraient les deux chefs. Il y eut un nouvel éclat de sabre, une dizaine d'échanges rapides au cours desquelles la lame de Magnus frôla dangereusement la poitrine d'Anubis, qui s'était reculé juste au bon moment avant de contre-attaquer, puis ils s'écartèrent l'un de l'autre tandis qu'une nouvelle explosion retentissait. Ils se remirent en garde et se fixèrent droit dans les yeux. Le vent soufflait de plus en plus fort sur le pont du Concordia. Anubis lança un regard vide et démoniaque à Magnus.

― Crois-tu vraiment pouvoir l'emporter ? lâcha ce dernier.
― Tu ne connaîtra plus rien d'autre que les tourments des abysses lorsque ton corps décharné sombrera au fond de l'Océan, cracha Anubis.
― Je t'attends, répondit-il.
Le bruit des combats parut si loin en cet instant, qu'il leur semblait à tous les deux que rien d'autre n'existait. Tout ce qui s'était passé depuis le début de la journée repassaient dans leur tête. Les repérages, la première canonnade, les premiers morts, l'abordage, la bataille, les morts, encore et toujours... Il n'y avait qu'un moyen d'en finir. Mais chacun d'eux savait que l'autre se battrait jusqu'au bout pour prendre le dessus. La haine abreuvait leurs muscles autant que le sang. Magnus releva son sabre en signe de défi. Anubis eut un rictus méprisant. Puis les deux bondirent l'un sur l'autre, et Anubis en profita pour pousser un atroce cri de guerre, un hurlement presque inhumain où se mélangeaient toutes ses passions destructrices, qui résonna comme l'écho d'un démon sanguinaire appelant à l'apocalypse depuis les Limbes...
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 19 Nov - 18:54

Les combats étaient maintenant sur le pont du Levianthan, les hommes de Magnus avaient repris l'avantage et s'occupaient désormais d'éliminer les dernières poches de résistance. Plusieurs groupes de pirates, encerclés, s'étaient déjà rendues. Tout ce passait bien du côté des forces de Magnus Flavion, mais il ne pouvait pas en dire de même pour lui. Ce duel n'en finissait pas et commençait à l'épuiser n'étant plus dans la fleur de l'âge, à l'inverse de son adversaire qui, à chaque pirates tombé, redoublé d'hardeur.

Anubis poussa un hurlement et fonça vers Magnus le sabre en avant. Surpris, celui-ci fit un pat en avant et pivota pour parer le coup, mais trop tard. La lame su sabre d'Annubis ricocha contre la garde du sabre de Magnus, lui entailla légèrement l'avant bras et le propulsa en arrière. Il tomba sur le dos, lâchant son arme sous l'effet du choc.

Anubis se rapproche de lui, dégageant le sabre de Magnus du pied. Le président du Consortium tenta de se relever mais la botte du Contre-Amirale de la Mort le retint au sol. Puis une lame glaciale vient ce poser à côté de sa gorge.

- Une dernière volonté ?

Alors que Magnus se débattait pour échapper à l’éteinte de son ennemi, il se figea, puis afficha un sourire.
Le vacarme des combats était retombé, et derrière Anubis s'était aligné une dizaine de mercenaires, tous fusils braqués vers lui. De derrière leur masque à gaz, l'un d'eux dit :

- Lâchez votre arme et éloignez vous du président !

Annubis resta face à Magnus, un regard noir perçant figé dans celui du Magister.

- Si j'avais un conseille à vous donner, je ferais ce qu'il dit.

Dit Magnus en affichant un sourire triomphale. Mais Anubis ne bougea pas, sa lame entaillait presque le gorge de Magnus tellement celle -ci était proche. Le mercenaire se répèta:

- Lâchez votre arme, MAINTENANT !

Tandis que des mercenaires de l'AMS rassemblaient les pirates qui s'étaient rendus, d'autres évacuaient les blessés et des équipes commençaient à fouiller le navire d'Annubis. La bataille était terminé mais le choix d'Anubis était encore indécis.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 26 Nov - 17:57

Une atmosphère lourde de tension envahit le pont du Concordia. La scène qui s'y déroulait aurait pu être cocasse, si elle n'avait pas été aussi dramatique : les valeureux pirates d'Anubis se tenaient debout, mains sur la tête, entourés par les mercenaires en uniforme de Magnus Flavion, et certains parmi ces derniers braquaient leurs fusil sur Anubis lui-même, qui piétinait de sa botte le torse du Magister de la Confrérie des Mécamanciens afin de le maintenir au sol, tandis que la lame de son sabre lui caressait doucereusement la gorge. Le sabre était si affuté qu'une larme de sang coulait déjà le long du cou de Magnus, qui arborait malgré cela un visage triomphant.

Durant une longue minute, Anubis ne put voir que cela. Les traits ridés du vieil homme qui se tordaient dans un machiavélique sourire de victoire, le regard provocateur qui étincelait d'une malice absurde, tout se mélangeait dans sa tête, tandis qu'il reprenait peu à peu ses esprits. Le Réveil de la Bête faisait toujours effet, et Anubis devait lutter puissamment pour conserver son sang-froid, alors qu'en lui bouillonnait encore la haine destructrice et sanguinaire qui l'avait emporté. Sa respiration se fit plus forte et sifflante, comme s'il était essoufflé, mais aucun son ne franchit sa bouche. Puis le mercenaire réitéra sa mise en garde :

― Lâchez votre arme, maintenant !
Anubis reprit alors soudainement conscience de la situation. Il tenait Magnus sous son sabre, mais les soldats de Magnus le tenait lui et ses acolytes. Peu d'options s'offraient à lui. Les mercenaires le menaçaient de mort, mais n'en avait que faire. Il savait que quoi qu'il arrive, il emporterait Magnus avec lui ; et quant à lui, il n'avait pas peur de la mort. N'en avait-il pas déjà tant rêvé, de cette mort qui le soulagerait de tous les maux qu'il trainait derrière lui comme une malédiction éternelle ? N'avait-il pas déjà ardemment désiré sentir la Grande Faucheuse rappeler à elle l'un de ses plus fidèle serviteur ?

Néanmoins, une forme de lumière brilla en lui. Il savait que derrière lui, ses compagnons d'armes attendaient non sans appréhension de savoir ce qui allait leur arriver. Des visages lui revinrent en mémoire, les visages de tous ceux qui le côtoyaient. Lestatt. Philéas. John. L'Alchimiste. Le Doc. Les anciens de la prison. La bande de joyeux braillards. Et Lyina... Toute la haine d'Anubis pouvait-elle lui faire ignorer ceux qu'il appréciait ? L'amour n'avait-il pas son mot à dire ? S'il tuait Magnus, il serait abattu par les mercenaires, mais après cela, son équipage risquait d'être massacré, et le Léviathan perdrait son âme. Il ne valait pas la peine d'engager un cercle de mort dont les mercenaires seraient les uniques survivants...

Cependant, il n'était pas non plus question de se rendre. Les pirates n'avaient pas été défaits, et les mercenaires n'étaient pas vainqueurs. Le monde de la guerre et des batailles est bien plus subtil que cela. Ici, il y avait égalité. Au jeu d'échecs, on appellerait ceci un pat. Nulle reddition ne trouvait sa place dans la situation présente. L'unique solution était la négociation. Anubis voyait en Magnus quelqu'un d'intelligent et de fourbe ; un peu comme lui, en somme. Or, entre malfrats, il devait bien être possible de s'entendre... Anubis écarta alors sa lame de la gorge du Magister, mais sans lâcher son sabre qu'il tenait toujours fermement. Il n'ôta pas non plus son pied de son torse. Il lui jeta un regard noir, puis s'adressa à lui:

― Nous n'avons pas été présenté. Je me nomme Anubis Thorgana. J'ai cru comprendre que vous êtes président de quelque chose ? Quoiqu'il en soit, je vous saurais gré de dire à vos chiens de garde de braquer leurs fusils ailleurs que sur ma personne. Vous constaterez aisément que la situation est bloquée ; aussi, il serait plus judicieux que nous évitions le bain de sang. De plus, vous m'intriguez, ajouta-t-il en retirant son pied pour le poser une vingtaine de centimètres plus loin, laissant davantage de liberté au Magister ; ne pourrions-nous pas nous entendre ?
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Sam 26 Nov - 22:18

La réponse d'Anubis était vraiment inattendue. Les mercenaires ne savaient plus vraiment quoi faire et attendait les ordres du Président du Consortium.
Magnus, pourtant maintenant libre de tout mouvement, resta allongé sur le sol du Leviathan, analysant la situation. Les pirates se rendaient et les combats avait grandement diminués, mais en face de lui se trouvait le Contre amirale de la Mort, encore armée et capable de le tuer sans état d'âme.
Magnus planta son regard dans celui d'Annubis, essayant de trouver le pourquoi et le comment dans cet histoire. Le regard du capitaine du Leviathan en disait long. Sa hargne au combat le désignait comme un homme puissant, athlétique et vivant. Pourtant, c'était un regard vide, sans vie. Cet homme avait son secret.

Magnus se relava tranquillement, faisant toujours face à Anubis qui tenait encore son sabre à la main. Il fit un signe de la main aux mercenaires qui tenaient encore Anubis en joug, ceux-ci abaissèrent leur armes. Il épousseta sa tunique, malgré les nombreuses déchirures et tissus brûlés qui témoignaient de la rudesse du combat.

- Monsieur Thorgana ... Oui, je sais qui vous êtes. Ou du moi je l'ai déduit. Je me nomme Magnus Flavion, et comme vous l'avez remarqué, je suis président du Consortium.
Il est vrai que la situation mérite mieux qu'un bang de sang finale. Si vos pirates déposes les armes, je vous promet que mes hommes les relâcheront.


Tout en parlant, 10 hommes de la garde rapproché de Magnus en armure assisté, prit la relève sur les mercenaires. Tout en entourant Magnus et Anubis une voix métallique bafouilla:

- Monsieur, tout va bien ? Nous vous avions perdu ....

- Je suis en vie, le reste m'importe peut. Sergent, faîtes sortir tout l'équipage du Leviathan, et sans les brusquer. Je vais discuter des termes de la sécession des hostilité avec le Capitaine Thorgana.


- Oui monsieur !

Deux gardes en armures restèrent juste derrière Magnus alors que les autres s'occupaient de relayer les ordres de Magnus. Au bout d'une minute, on n'entendit plus en coup de feu. Les mercenaires de l'AMS sortaient avec des pirates et les rassemblaient sur le pont principale du vaisseau. Sous l'oeil bienveillant des soldats et marins de Magnus.

- Donc, monsieur Thorgana, je pense en effet qu'il faille débloquer la situation. Vous vous êtes vaillamment battu, vous et vos hommes, et je n'ai nul l'intention de vous exterminer. Je ne fait que protéger mes biens, mon convoi pour être plus précis.

Il commença à tourner autour d'Anubis, dont la main serrait encore fermement le manche de son sabre:

- Vous savez aussi bien que moi que votre tête est mise à prix à 10 000 pièce d'or. Une sacrée somme. Une somme qui ferait tourner la tête à n'importe quel personne. Mais, vous avez une plus grande valeur n'est-ce pas ? Le capitaine Bonley m'a parlé de vous et vos ... exploits. Vous avez été mercenaire aussi, vous savez donc louer vos services. Je dis ça parce que vous et vos hommes méritez mieux que de finir ainsi, cette bataille n'est pas votre baroude d'honneur ... non, j'ai mieux à vous proposer.

Il s'arrêta de tourner et se replaça devant lui:

- Un homme comme vous n'a que faire de l'argent, n'est-ce pas ? Après tout ces pillages, ces voles et ces abordages, peut vous importe dorénavant de vous enrichir d'avantage. Je pense qu'un homme comme vous doit être avoir un dessein, un quête. Surtout quand ce genre d'homme est proche de ... la mort.

Même si il essayait de ne pas le montrer, Anubis fut surpris par ce que venait de dire Magnus.

- Un esprit si fort, dans un corps pourtant si faible. Je sais ce qui vous tourmente, je sais ce qui vous ronge. Ne trouvant la force de vous lever que par la prise de médicament. Combien de temps vous reste t-il ? Vous n'en savez rien, personne ne le sait. Si quelqu'un savait, il vous aurait déjà guéris.

Les mercenaires de l'AMS avaient fini de rassembler l'équipage d'Anubis. Au milieu de cet bande de boucanier ce trouvait un vieil homme, barbu et richement habillé. SA présence intrigua Magnus qui se doutait bien que cet homme n'avait rien d'un pirate. Passant ce détail, il revint rapidement à sa première préoccupation.

- Si je vous disais qu'il existe un remède, seriez-vous prêt à louer vos service en temps que mercenaire ? Vous êtes un homme intelligent et un bon tacticien. Je respecte mes ennemis, surtout quand je sais qu'il peuvent s'avérer être utile en travaillant pour moi. Quand dîtes-vous ?
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 27 Nov - 10:58

Anubis n'en croyait pas ses oreilles. Il ne s'était pas douté que ce Magnus Flavion en savait autant sur lui. Mais il ignorait aussi que sa renommée avait parcourue mers et plaines afin de la rendre tristement célèbre même sur le Continent. Ce qui expliquait qu'il savait pour sa maladie ― après tout, ce n'était pas véritablement un secret. Quant à la proposition de Magnus, elle dépassait l'entendement. Un remède à la maladie qui le déchire depuis l'âge de douze ans ? Un tel rêve était-il seulement envisageable ? Anubis n'y croyait pas vraiment. Mais au fond... Qui savait ?

― Vous êtes bien plus renseigné que je ne le pensais, monsieur Flavion, dit Anubis d'une voix qui se voulait polie. Néanmoins, j'ai abandonné l'idée de mercenariat il y a bien longtemps ; je tiens à ma liberté. Cela dit, une éventuelle coopération avec vous ne me dérangerait guère, au contraire, il se pourrait même que vous soyez en mesure de fournir la distraction qui nous manquait à bord du Léviathan... Quant à cette histoire de remède... Croyez-vous vraiment que ce soit possible ?
Magnus acquiesça. Il paraissait sûr de lui. Anubis tourna son regard vers les armures assistées que portaient certains des gardes du Magister. Une technologie pointue, précise et efficace... Le genre de technologie que l'on ne peut acquérir qu'au prix d'une longue expérience, d'un bon nombre de savoirs-faire et d'une montagne d'argent. Alors, oui, si une solution à l'étrange maladie d'Anubis existait, cet homme et son Consortium devait être en mesure de la trouver... Il voyait en outre que Magnus ne le mènerait pas en bateau. Il s'agissait d'un homme droit, sans doute doué d'un certain sens de l'honneur qui n'autorisait pas des trahisons trop honteuses ; par ailleurs, il devait évidemment savoir où étaient ses intérêts, et dans quel camp se ranger pour les servir au mieux. Un homme qui n'est ni un exterminateur de pirates ni un agent d'une quelconque force de l'ordre est un allié pour un pirate.

― Cela me paraît raisonnable, dit soudain Anubis. Mais laissez donc mon équipage regagner mon bateau, avant tout autre chose.
Il rengaina son sabre en signe de bonne volonté, mais affichait toujours un air maussade et méfiant.

― Je constate que vous disposez d'excellents moyens financiers et techniques, poursuivit-il. Fournissez-moi du matériel, de l'équipement, et un remède, et je puis bien en échange vous rendre quelques services...
Cet homme d'Haldaran avait beau impressionner avec toute son armée privée, Anubis entendait bien imposer ses conditions. L'occasion était inespérée : Anubis voyait là le moyen de se renforcer encore et d'accroître sa main mise sur l'Océan, et ce Magnus attisait sa curiosité. Il se demandait quels étaient les desseins de cet homme visiblement ambitieux et fourbe.

― Mais parlez-moi un peu de vous, continua-t-il. Que transportez-vous donc à bord de ce convoi sur lequel je n'ai finalement pas pu mettre la main ? Que vient donc faire un président du Consortium sur les mers de l'Archipel ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que le Consortium ?
Anubis n'avait généralement que faire des affaires du Continent, aussi était-il très peu au courant de ce qu'y passait ; sa curiosité était sincère. Il ajouta :

― Et dites-moi un peu quels sont vos buts, et comment un pirate sanguinaire pourrait vous aider ? Si vous me donnez ce que je vous demande, ainsi que d'éventuels contacts sur le Continent, je suis en mesure réprimer le moindre problème qui vous viendrait de l'Archipel.
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 27 Nov - 11:07

Pendant ce temps, ignorant la gravité du moment, Cléomède et Chail étaient dans les cuisines, assis le long d'une table en bois vermoulu. Ils découpaient un saucisson, sans se douter qu'il serait peut être la dernière nourriture qu'ils auraient en tant qu'otage d'Anubis.
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Magnus Flavion
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MessageSujet: Re: La Bête, la Concorde et le Pacte   Dim 27 Nov - 13:35

Magnus sourit, quel dommage que cet rencontre soit l'aboutissement d'un carnage. Voyant Anubis rengainer son sabre, il se dit qu'un preuve de bonne volonté de sa part serait de mise pour continuer cet échange.

- Lieutenant, ordonnez à vos hommes de relâchez les prisonniers. Qu'ils rentrent sur leur navire. Rappatriez les blessés sur le Concordia. Mais amenez moi ce vieil hommes à la barbe grise là bas, sa présence sur votre navire m'intrigue monsieur Thorgana.

Bien que cet ordre lui déplaise fortement, l'officier s'exécuta.

- A vos ordre monsieur le Président.

- Pour commencer, je suis le Président du Consortium. Une entité industriel qui commence à avoir son importance sur le continent. Nous sommes spécialisés dans tout ce qui est motorisation et automatismes. Du moteur à vapeur pour locomotive, bateau et Zeppelin, à la création d'automates mécaniques, des mécanismes mécaniques de petite envergure ou d'armure comme celle-ci.

Magnus se garda bien d'ajouter qu'il était le Magister d'une Confrérie d'ingénieur régit par des dogmes philosophiques particulières. Cette même confrérie qui était en fait à la tête du Consortium. La Confrérie des Mécamanciens étant elle-même le Consortium.

- Le convoi que vous avez aperçu est justement une livraison de moteur et de pièces de locomotives pour Shaïkos. Cela n'a que peut d'intérêt pour vous en fait. Je profitait de ce voyage pour rendre visite à ... un vieil ami. Et comme vous pouvez le voir, j'avais prévu quelques invités supplémentaires.

Dit Magnus en désignant ces mercenaires. Mais maintenant qu'Anubis était en face de lui, il lui vint une idée.

- Je m'arrangerais pour vous obtenir un antidote à votre maladie, mais cela demandera surement du temps. Je vous fournirai de quoi remettre votre navire à neuf et je peut vous obtenir quatre canon gros calibres comme ceux de mon navire, vous savez mieux que quiconque les dégâts qu'il peuvent causer. Si vous voulez être respecté lors d'un abordage, je vous trouverai des fusils digne de ce nom.
Mais en échange, je dois compter sur vous pour faire en sorte que mes convoi ne soient jamais en danger sur ces mers, et bien sûre me rendre un ou deux service.


Mieux valait être direct, ne pas s'attarder dans des explication hasardeuses. Lui et cet homme se comprenaient, ils avaient chacun un but, une quête intérieur.

- Il y a une île au Nord-Est de l'Archipel. Son nom est Voldo, c'est là que mon ami aime à cacher ses secrets. C'est sa petite forteresse, bien gardée mais pas impénétrable. Ces secrets seraient très compromettant pour lui si ils étaient révélés au grand jours. C'est pour ça qu'ils me les faut. Accepteriez vous ce petit travail en échange du matériel que je vous offre ?

Alors qu'il terminait sa phrase, deux soldats de l'AMS amenèrent Cléomèdes devant Magnus. Bien habillé mais avec un air inquiet.

- Bonjours monsieur, a qui ai-je l'honneur ?
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