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 protection mecanique

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Cléomède Brabantio
Marchand de tapis

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MessageSujet: protection mecanique   Jeu 11 Aoû - 11:09

Cela faisait deux semaines que nos comparses se trouvaient a nouveau a Rossaria. Après l'incident survenu au cour du voyage entre la capitale et le grand port, Cléomède, suivant les injonctions de secrétaire paranoïaque, concédât qu'il fallait prendre le temps d'organiser et de sécuriser le voyage. En un mot, de s'armer.

-Après tout, nous nous sommes faits attaquer sur une route prétendue sure et sans danger. Qui sait ce qui peut nous arriver dans des iles sans lois, grouillant de pirates assoiffés d'or et de sang, et de monstre marin ? Se plaisait a rappeler sans cesse le vieux Chail, partageant tous ses doutes au point d'agacer son patron de ses incessantes complaintes.

- Tu t’écris un roman,

Répondit Cléomède, toujours égal a lui même
Mais j'avoue que la prudence est de mise. C'est pour ça que nous allons chez ce serrurier. Mes Actions et mes lettres de changes auraient pu être dérobées. Je ne veux plus prendre ce risque.

-Sincèrement, la moitié de vos économies sur ce navire, vous n'y pensez pas!
-Si. L'argent est le meilleur des serviteurs, ainsi que l'argument le plus désarmant.


Tout en discutant, deux valets de la maison suivant a distance,portant une chaise vide, les deux vénérables personnages descendaient les rues vers le port. Les hautes façades ocres sur lesquelles le soleil de l'après midi se reflétait laissaient entrevoir entre leurs tuiles carmin l'eau de la baie. Le cœur de l'été était la, et l'on fredonnait "Voir Xan et mourir". Et dire qu'ils allaient devoir subir l’atmosphère lourdes de ces iles tropicales....

Ils arrivèrent finalement devant une échoppe, a l'angle de deux rues, et assez proche du port. La devanture était assez attrayante: l'enseigne était un énorme cadenas pendant au dessus d'une porte de fer ouverte. Les mécanismes de la face intérieure ainsi présentée aux clients potentiels étaient la meilleure publicité du monde pour ce serrurier renommé. La devanture, se composant d'une façade de pierre blanche dans laquelle se découpaient deux grandes fenêtres a arches, était surmontée des noms des grands manoirs, banques et autres établissements ayant faits appel aux services de l'homme. Les fenêtres, quant a elles, fessaient étalages de diverses pièces de ferronnerie dont la beauté n'était plus a démontrer. Une fois de plus, les volets métalliques étaient présents, et une fois fermés, dissuaderaient de toute intrusion. De toute manière, il était de notoriété publique, que l'artisan, le plus couru de la region, faisait garder en permanence sa boutique par deux barbares du nord. les mauvaises langues ajoutaient généralement que c'était là bien la preuve qu'il ne faisait pas entièrement confiance a la fiabilité de son ouvrage.

Cléomède entra, suivit de Chail, ce dernier rentrant la tète dans les épaules quand ils passèrent devant la montagne de muscle postée dans le couloir. L'artisan vint a la rencontre des deux hommes.


- Monsieur Brabantio, vous venez pour votre commande, je crois? Ou devrais-je dire votre excellence? J'ai appris que vous repreniez du service, vous partez dans les iles, c'est cela?
fit il dans un gloussement caractéristique

-Les nouvelles vont vites a ce que je vois répondit le diplomate, soudain renfrogné par cette notoriété publique
- A vrai dire votre valet est bavard, Monsieur. Mais vous me connaissez, muet comme une carpe!
Autre gloussement agaçant

C'est cela, je vais te croire. Tu est la pire pipelette de toute la ville. Tu n'a même rien a envier aux mondaines pensa l'industriel tout en jetant un œil noir a travers la vitrine aux valets qui attendaient dehors avec la chaise a porteurs. Coupons vite a tout cela, j'ai a faire

- Oui en effet je viens pour la commande, elle est prête?

-Pas tout a fait, monsieur, j'ai besoin de vous pour quelques menus réglages et notament pour vous montrer comment on utilise la chose... c'est que ce n'est pas le plus ordinaire de mes articles que vous comptez emporter, monsieur.

-j'y compte bien. certains coffres sont si faciles a ouvrir, ils ne méritent pas ce nom.
-Pas les miens, monsieur. Je vais le chercher, monsieur



Il revient rapidement avec un cube de métal de 50 centimètres de côté. Des dimensions assez standard. Plus gros qu'un coffre de bureau pour les papiers, il était néanmoins plus petit que ces coffres que l'on voyais au fond des petites banques de campagnes reculées.

- Bien alors comme convenu , une ouverture avec clef plus un code a six molettes. J'ai fais la clef en deux exemplaires. Dites moi maintenant si vous en voulez en plus, je détruis mes moules tous les soirs.


-Deux clefs c'est parfait. Fit cléomède en se penchant vers l'ouvrage. la serrure était entourée d'une fine dentelle de métal. Elle formait un maillage fin et aérien d'une grande beauté

- votre art est d'une finesse a couper le souffle
fit l'homme appréciateur.

- Et mortel, comme convenu, monsieur
-Expliquez moi donc.
-c'est très simple. Cette dentelle cache six fins tubes, qui propulsent 6 fléchettes au moyen de ressorts. mais ne vous inquiétez pas, je ne les ai pas encore placées

Il ouvrit la porte du coffre, et, autour du boitier de la serrure au dos de celle-ci se trouvaient 6 petits cachetons. Il les retira, fit glisser un petit ressort, plaça une fléchette, replaça le ressort et referma.

- au cas ou le mécanisme ce déclenche, vous savez comment remettre des fléchettes. Il y aura dans le coffre un sachet avec 50 d'entre elles, je vous laisse le soin de les enduire de poison vous même, n’étant pas apothicaire...
- Bien sur. Qu'est-ce-qui déclenche le mécanisme?
- J'allais y venir. Trois choses: les chocs violents en général, notamment pour résister au pied de biche. désactivez le système quand vous le transportez, il pourrais y avoir un accident. D'une seconde part, les flèches partent egalement si on essaye de forcer la serrure, et ça marche avec les appareils de crochetage les plus fins. La troisième implique de faire attention en l'ouvrant. Pour que le coffre ouvre, il faut que les 6 molettes soient dans la bonne position au moment de placer la clef. mettre la clef avant de faire le code déclenche les tirs. Ah, et quand vous me direz quel code d'ouverture vous voulez que je règle, celui-ci ne devra pas comporter de 9: placer une molette sur le 9, ce qui arriverais inévitablement a qui cherche la bonne combinaison, déclenche les flèches. faites attention, si votre molette est sur le 8 et que votre code implique de la mettre sur le 1 ou le 2, faites le tour complet en sens inverse, et ne passez pas par le 9. D'ailleurs, quel code voulez vous?


Il tendit un petit papier a Cléomède, ainsi qu'un stylo .Celui-ci marqua son code : 3-2-6-3-5-6. le serrurier pris le papier et le fourra dans sa large poche.

-Bien, faites chercher ceci ce soir, je ferme a 6h30, mais il sera prêt avant... disons vers 4heure.

-C'est noté. au revoir, monsieur. vous mettrez votre facture dans le coffre.
-Bien entendu, monsieur. Bonne journée, monsieur.


Ils continuèrent ensuite leur chemin , tournant a droite, dans une rue parallèle aux quais , un peut en surplomb. Ils arrivèrent sur une place, face a un temple de grès, de taille assez moyenne, flanqué a l'avant d'une tour au Dome de verre. La place était réputée. Le temple, a leur droite, voyais sa face resplendir au coucher du soleil: en effet, sur leur gauche, les maisons avaient été démolies, remplacées par une terrasse surplombant le port. Les édifices latéraux, qui, présentaient, comme dans tout le centre ville, leurs hautes façades ocres, étaient des hôtels surplombants restaurants et cafés. Autour de la petite fontaine, au centre, quatre vieux platanes portaient ombrages a quelques bancs défraîchis. On était loin des quartiers industriels dont les fumées noiratres encrassaient les bâtiments. De toute manière, ceux-ci avaient été construits de manière a ce que les vents ne portent leurs émanations sur la cité. D'ici, de loin, le fin panache grisâtre que l'on voyais s'effiler au dessus des toits paissait même beau.


-Vous rêvez?
-hein, euh pardon? Fit Cléomède en clignant rapidement des yeux avant de se retourner, voyant le jeune Emilio, planté devant lui.
-Ah. Tu est là toi?
-Bien sur. Vous faites des emplettes en préparation du voyage, pas vrai? ben j'ai besoin de quelques petites choses


Cléomède soupira. Emilio et ses apparitions et disparitions intempestives. Et toujours selon son envie ou son besoin. Il ne manquait pas de toupet. On dirais bien qu'il considérait comme acquis l'achat de ses effets par le vieux bourgeois. Il n'avait pas tout fait tord.

-Tu as besoin de quoi?
-armes, notamment. Le reste, le petit matériel, je m'en suis occupé.
-N'avons nous suffisamment d'armes?
s'enquit Chail
-C'est ça, et c'est avec ton coupe papier que tu va faire peur a un agresseur potentiel dans une rue sombre.
-Allons acheter des armes.
Fit donc Chail, aussi blême que résolu.

Ils se rendirent donc chez l'armurier le plus proche.
-Pour rappel, qu'avons nous? fit cléomède. J'ai mon revolver six coup, et c'est a peut près tout.
-Quant a moi, j'ai mes deux pistolets longs a deux coups...Et Chail a son coupe papier. Il faudra l'initier aux armes. Enchaîna Emilio
-Chail? Avec une arme? Tu rigole! Tu sais je ne prévoie rien de dangereux...
-Oui ben comme ça a fini la dernière fois...
-J'étais jeune, toi aussi...on a merdé
-Oui ben plus jamais, les tribus reculées d’hirsutes violents..Et puis jeune, pardonne mois mais...
-J'en suis capable interrompit d'un coup Chail
-hein, de quoi tu parles? fit Cléomède.
-User d'une Arme, j'en suis capableLe vieux secretaire, de nature indécise, avait une résolution nouvelle dans la voix. Emilio Et Cléomède étouffèrent un rire
-C'est ça, c'est ça. On te crois. Bien sur que tu sais te défendre. Fit Cléomède avec un grand sourire hilare qui disait tout le contraire. Bon, on arrive devant l’echoppe.
Pendant qu'Emilio Furetait, Cléomède demanda a Chail.
-Tu t'est occupé du Navire?
-Oui.
-Alors?
-Un marchand. Un de nos fournisseur. C'est un navire de commerce qui ne sort pas des grands axes, cependant, il est équipé et armé pour résister a des pirates. C'est un steamer a la coque renforcé, il compte des hommes d'armes a bord et dispose de six canons de chaque coté.
-Oui, je te connais, la sécurité d'abord. Bien. Et ensuite?
-J'ai payé pour le voyage, il nous attendra pour le départ. Deux cabines confortables. Elles ferment a clef. et ça comprend un morceau de cale pour nos affaires.
-Bien. Parfait

Emilio achetât deux poignards recourbés qu'il fixa tout de suite a sa ceinture. Il flachat également sur un camembert, et bien que Cléomède ne voyait pas l'utilité d'une arme aussi grande, il consentit a la payer. Pour lui, même, il se prit un 12 coups et un poignard droit. Sur les conseils d'emilio, on choisit pour chail un petit 6 coups léger et facile a magner. Ils rentrèrent, Cléomède, un peut fatigué, prit la chaire a porteur avec chail. Emilio marchât, de toute façon a deux ils étaient déjà serrés -Chail était assis sur le repose-gand situé face au siège de Cléomède- Demain serait le Grand Départ.
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Depart   Ven 12 Aoû - 10:14

Le Lendemain/07H37/ Quai Central du port de Rossaria, entre la Rue Haute et le Poste de Douane

On venait de terminer le chargement du matériel de Cléomède dans un coin isolé et fermé de la cale. Il comprenait entre autre 5 ou 6 luxueux tapis, ainsi que quelques petits coffres comprenant de luxueux bijoux et autres merveilles d'orefèvrerie. Bien sur, les pierres n'étaient pas très grosses -problème de moyens-, mais elles étaient enchâssées dans des pendants magnifiques. Venir avec quelques cadeaux , c'était toujours être bien vu. Chail avait placé le coffre "spécial" Dans la cabine de son maitre. Il contenait toutes les économies en papier du Marchand. Celui-ci arrivais, justement, en chaise a porteur. Le Capitaine vint le recevoir. Après les politesses d'usages, le Diplomate demanda:

-Pouvons nous connaitre l'heure du départ?
-Un peut plus d'une heure, je dirais. On attend la marchandise, et on y va.
-Bizarre. La marchandise est toujours longue a charger... n'est il pas d'usage de s'en occuper plus tôt, de la mettre d'avance?
-Pas celle-là. Tiens, elle arrive



Ils Tournèrent leur regard vers la Rue Haute, d'où dessendaient une marée blanche et compacte, encadrée de quelques Hommes au long Bâton et aux Gilets Élimés.

-Bèèè

Et Cléomède ne put s’empêcher de penser que le Trajet allais être long. Très Long.
-Vivement l'arrivée a Shaïkan.
Lacha-t-il dans un soupir résigné

[EX: Ô Divine Plume, pouvez vous, je vous en prie, nous renseigner sur le Voyage, sa durée, ses turbulences...]
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La Plume
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Dim 14 Aoû - 20:31

Les mers et les océans se font le refuge de bien des créatures, berceaux de légendes par centaines. Nombre d'entre elles évoquent ainsi ces hommes qui ont décidés d'abandonner la terre et ses lois au profit des flots capricieux, agités par les vents qui le sont tout autant. Portés par leurs voiles noires, leurs vaisseaux fendent les vagues de leurs proues effilés, et guident à travers le chemin qu'ils ont choisit ces êtres avides de liberté et de richesses.
Avec le temps et les exploits certains des leurs donnent naissance à leur propre mythe, à des rumeurs qui propagent avec leurs noms le bruit de leurs victoires et de leurs péchés.

Tremblez compagnons, et préparez-vous à faire face aux princes des océans...
Le Léviathan approche, et son capitaine n'est guère connu pour sa bienveillance.


[ Mon humble personne n'est en charge que des personnages non-joueurs, je m'efface donc pour laisser ma place au Contre-Amiral de la Mort, Anubis Thorgana. & parce qu'aucun PNJ n'est requis pour la rencontre je ne lancerai pas non plus les dés, exceptés à la demande d'un des joueurs. ]

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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Dim 14 Aoû - 21:18

-Burps
Chail était verdatre. Pendant le long du bastingage, il maudit le petit déjeuné qu'il avait ingurgité a bord du navire aussi bien que la houle qui le faisait prendre le chemin inverse. Quand tout a coup

-PIRATES! PIRATES PAR BABORD!

Mais a ce moment précis, il n'en eut que faire. Il avait un soucis bien plus important. Repeindre la coque, en l’occurrence.

Le capitaine s'approcha du bord gauche de son navire et regarda au loin, a l'aide de sa longue vue


-Aie. Le Leviathan. Il va falloir agir vite

Comme on le sait déjà, notre homme dirigeais un steamer, c'est a dire un navire effilé associant des voiles a deux grandes roues a Aubes. Sur cette route où les pirates pullulaient, sa coque avait entièrement été renforcée de plaques d'acier, sur une coque assez traditionnelle en bois . Les flancs des roues a aubes étaient egalement renforcés de ces plaques, pour éviter qu'un boulet de canon ne vienne les déchiqueter et ainsi réduire la cadence du vaisseau. De plus, rappelons le, le vaisseau était equipés de 6 canons sur chaque flan. Mais il ne pouvais faire face au Leviathan. celui-ci était encore loin. La fuite était la seule solution.

- Augmentez la pression des chaudières! Barre 9° plus au Nord, Et toutes voiles dehors!

Il avait choisi le cap, qui, compte tenu de la force et de la direction des vents, l'éloignerais le plus possible du Leviathan. Il ne restait plus qu'à prier pour que ce soit suffisant.

Cependant, il ne voulais prendre aucun risque. Une fois que le navire pris de la vitesse et que les manœuvres furent terminées, il ordonna

-Chargez les canons
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Lun 15 Aoû - 16:35

Le calme relatif de l'Océan fut soudainement brisé par le hurlement de la vigie au sommet d'un des cinq mâts du Léviathan. La flotte d'Anubis avait été amenée à modifier son cap à la suite de la rencontre avec le kalborg, ce qui l'avait poussé sur une route plus fréquentée que celles qu'elle avait prises jusque-là. Le tonitruant "Navire droit devant !" tira rapidement Anubis de sa sempiternelle absence rêveuse. Autour de lui, les marins s'agitaient déjà, courant dans tous les sens et poussant des exclamations qui disaient pour la plupart : "Enfin de l'action !". Les quartiers-maîtres Philéas Sorg et John Lengeister virent à sa rencontre :

― Alors, Monsieur ? On coule le navire ? On l'aborde ? On tue ses occupants ?
― Commencez déjà par hisser toutes les voiles, dit Anubis en allant se poster sur le pont avant.
Au passage le Contre-amiral de la Mort but une rasade de rhum frelaté dans une bouteille qui traînait, afin de se décrasser la gorge. C'était en effet le moment où il devait hurler ses ordres, et il fallait que tous puissent l'entendre. Mais les marins d'Anubis assuraient à qui voulait l'entendre que plus leur capitaine était plongé dans la bataille, plus sa voix devenait puissante et éraillée, si bien qu'on pouvait l'entendre jusque sur l'Hydre de Lerne. Du moins le prétendaient-ils. Toujours était-il qu'Anubis, posté à la proue de son navire, sortit sa longue lunette pour étudier davantage le bateau auquel ils avaient affaire.

― Un steamer renforcé, commenta Anubis, tandis que ses quartier-maîtres le rejoignaient. Ce n'est pas un bateau militaire, ni un pirate. Et il ne semble pas appartenir à une compagnie marchande ; à en juger par les couleurs qu'ils arborent...
Il réajusta sa lunette, ce qui lui permit de distinguer plus nettement les pavillons de l'autre bateau. Ce qu'il vit lui fit hausser un sourcil intrigué :

― Un navire indépendant en provenance du Saint Empire d'Abel ! analysa-t-il. Que vient-il donc faire ici ?
― Quels sont vos ordres, Monsieur ? demanda Philéas.
― Lancez-vous à sa poursuite, ordonna Anubis. Il est loin et rapide, mais on peut peut-être le rattraper. Je veux savoir ce qu'il transporte. Envoyez un message au capitaine Iraxter. Dites-lui de ne couler ce navire sous aucun prétexte. Voyez si on peut le ralentir. Faites charger les canons avants et les scorpions avec des carreaux type douze. Dites à l'Hydre de Lerne de tirer sur leur roues à aubes lorsqu'ils seront à portée.
Au fur et à mesure que les ordres pleuvaient, l'équipage s'affairait à toute vitesse. À peine Anubis eut-il donné un ordre que ce dernier était déjà en cours de réalisation. John et Philéas partirent veiller à la bonne tenue des opérations.

― Ah, j'oubliais, leur lança Anubis en se tournant vers eux. Hissez le drapeau de chasse.
On hissa ainsi un drapeau rouge avec une croix noire, qui signifiait à peu près dans le code maritime : "On vous poursuit, vous ne serez pas coulés tout de suite, mais gare à vous si l'on vous attrape !". Le matelot de la vigie s'écria soudain :

― Capitaine, ils nous ont vus, ils s'enfuient !
― Je n'en attendais pas moins, murmura Anubis sereinement.
Il entreprit d'observer les déplacements de sa proie à travers sa lunette. Il regardait en parallèle en direction d'une petite girouette comme il y en avait plusieurs disséminées sur le bateau. À bâbord du Léviathan, l'Hydre de Lerne, qui avait démarré ses moteurs tandis que son grand frère ne naviguait encore qu'à la voile, dépassa bientôt ce dernier.

― Ils cherchent à prendre le vent au maximum, dit Anubis.
― Capitaine, dit un marin, l'Hydre de Lerne demande l'autorisation de tirer.
― Feu, répondit Anubis.
On entendit quatre coups de feu partir du second navire d'Anubis. Celui-ci vit trois grandes colonnes d'eau s'élever là où les boulets avaient manqué leur cible. Il sembla que le quatrième tir ait heurté les roues à aubes du steamer, mais il ne parvint pas à en briser la carapace renforcée. Mais au vu des trajectoires des tirs, il semblait bien que la proie gagnait du terrain.

― Arrêtez les tirs de boulets, ordonna Anubis. Chargez les canons avant avec des obus explosifs. Dites au capitaine Iraxter de ne pas tirer sans mon ordre.
― À vos ordres, Monsieur.
― Ils ont des moteurs plus puissants que je ne le pensais, marmonna Anubis pour lui-même.
Le steamer s'éloignait en effet plutôt efficacement. Anubis se tourna vers l'arrière du bateau et hurla :

― Démarrez les moteurs du Léviathan !
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mar 16 Aoû - 11:35

(je propose que l'efficacité de nos actes futurs soit pondérée par les Des)

Cléomède était dans sa cabine, a lire, quand tout a coup...

Boing!

L’énorme retentissement le sortit d'un coup de sa torpeur, et il resta sonné une bonne minute par le bruis du choc. Après quoi, il sortit de sa cabine, et longeant, les coursives, chercha l'échelle la plus proche pour monter sur le pond. Il fut bientôt rejoint par Emilio.

-Que se passe-t-il?
-aucune idée. On aurais heurté des Hauts fonds?


Ils passèrent devant la cargaison qui s'affolait grandement. Ses bêlements devaient retentir sur tout le navire. Ils montèrent enfin sur le pond et cherchèrent le capitaine. L'ensemble de l'equipage courais de manière -semble-t'il- désordonnée, Et Cléomède ne comprenais ce qui se passait. Le capitaine, quant a lui, était a proximité du timonier, comme a son habitude -c'est le meilleur endroit pour tout superviser-
Et le vieux marchand de tapis le rejoint.


-Il se passe quoi! c'était quoi ce bruis!
-Le Léviathan nous a pris en chasse. Ce bruit, c'était l'un de leurs boulets qui as percuté le blindage de la roue a aube.
-Le Leviathan?
-Oui, le vaisseau d'un certain Anubis Torgana. Un des pires terreurs des 4 mers. Il se fait appeler "le contre-amiral de la mort"
-"contre-amiral"...Il aurais donc un chef?
-nul ne sait. En tout cas il est redoutable.
-qu'allez vous faire?
-le fuir. Il est la-bas.
-On a l'air de le distancer.
-certes. a la différence, que, contrairement a nous, il n'est pas encore a pleine puissance. C'est un 5 mat. nous en avons deux. Et il dispose certainement d'un système de propulsion plus efficace que nos roues a aubes.

Cléomède ne répondit pas. Le pouvais-t-il, face a cette démonstration flagrante de cette vulnérabilité? Il regardais anxieux vers le vaisseau. Il plissa les yeux. celui-ci semblais gonfler su un flanc. Une masse grise se détachais sur son coté

-Capitaine! Un second navire! et ils ont déployés le pavillon de chasse!
- c'était a prévoir. l'Hydre de Lerne, piloté par le cruel lieutenant d'Anubis. Prions le soleil que le Leviathan soit le premier a nous mettre le Grappin dessus.
-N'avons nous aucune chance? Et ce pavillion de chasse, c'est quoi?
-Hélas non, je le crains. Il signifie qu'ils sont le loup et que nous sommes l’agneau.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 17 Aoû - 16:15

[Je partage ton avis pour les dés, qu'ils décident du déroulement des évènements !]

Les longues années d'errances d'Anubis lui avait permis de recruter de nombreux hommes pour son équipage. Il s'agissait pour la plupart de gars déçus par la vie, n'ayant plus d'attaches ni quoi que ce soit à perdre, ou bien des types banaux attirés par l'aventure, la vie en mer ou plus communément l'argent facile. Certains avaient des compétences particulières, comme l'Alchimiste, un homme aussi curieux que sympathique qui avait rencontré Anubis en prison, où lui avait été envoyé pour quelques expériences mal perçues, mais aussi des océanologues ennuyés à l'idée de s'enfermer dans des instituts, des soldats déserteurs qui ne voulaient pas être retrouvés, ayant fuis parce qu'ils avaient trop de goût pour le sang, pas assez de discipline ou étaient menacés d’exécution, et bien sûr des mécaniciens et ingénieurs, fraîchement sortis de l'école ou cumulant des décennies d'expériences.

Ce sont ces derniers qui répondirent immédiatement à l'ordre d'Anubis, en répétant une fois encore, et avec une dextérité sans égale, les nombreux gestes nécessaires au lancement des moteurs. Une manette à abaisser, une manivelle à tourner, des rouages à huiler, chacun participait au bon fonctionnement de ce mastodonte technologique. La vapeur se compressait dans les chaudières, entraînant les deux propulseurs mécaniques du Léviathan, qui se trouvaient non pas à l'arrière du bateau comme on le voit souvent, mais dessous, logés dans des cases spéciales formées par une architecture particulière de la coque, autorisant une avancée rapide et efficace sans risque de voir les propulseurs détruits par un tir ennemi ni par un récif malencontreux. On tira le sifflet annonçant la mise en route.

― Ah, s'exclama Anubis, nous démarrons !
L'accélération était progressive, si bien qu'on ne la sentait pas sur le bateau. Il fallait un peu de temps pour que les machines chauffent et tournent à leur vitesse efficace, temps que le steamer pourchassé mettait à profit pour s'éclipser tant bien que mal. Derrière lui, l'Hydre de Lerne modifiait son cap de manière à prendre le vent au maximum, tout comme sa proie ; le Léviathan conservait lui une direction visant davantage sur l'interception. Si cette divergence ressemblait à un désaccord tactique entre les deux bateaux, il s'agissait en réalité d'une stratégie d'Anubis lui-même, l'Hydre de Lerne ne faisant pas de manœuvres solitaires sans son accord. Un second sifflement avertit soudain que les machines, chaudes et rodées, pouvait être lancées à régime supérieur.

― Pression à 180, hurla Anubis. Turbines sur 3, ça devrait suffire. Déviez de quatre degrés sur bâbord, qu'on prenne un peu plus de vent !
Le temps s'écoulait tranquillement, et bientôt le Léviathan dépassa son petit frère, se rapprochant petit à petit de sa proie. Anubis observait sa proie à travers sa lunette sans l'attaquer pour l'instant. Il voulait l'effrayer un peu, en lui laissant voir son approche comme un lapin verrait l'aigle fondre sur lui...
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La Plume
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 17 Aoû - 16:59

Les dés choisiront donc si le navire Abélien est rattrapé ou non.

De 1 à 5 le sort tourne en la faveur d'Anubis qui est l'attaquant, de 6 à 10 il soutient Cléomède. Les deux partis étant des personnages joueurs je vous laisserai une liberté relativement conséquente quant à l'interprétation des résultats, mais veillerai à leur cohérence.
Je propose que celui qui remporte les jets poste directement après moi, sauf dans le cas d'un échec critique (pour l'un ou l'autre : soit 1 ou 10) où je vous conseille de vous entretenir rapidement par mp pour déterminer l'origine du "drame".


1 : Les pirates sont les rois des océans, ils s'abattent sur leur proie selon leur bon vouloir, les hommes du navire Abléien sont profondément terrifiés et se rendent immédiatement.
2 à 4 : Les Continentaux sont rattrapés.
5 : Un seul des navires pirates atteint les Abéliens, l'autre aura de longues minutes de retard.

6 : Le navire Abélien subit des dégâts, mais parvient à prendre la fuite s'il le désire.
De 7 à 9 : Les Continentaux parviennent à s'échapper.
10 : Problème technique, monstre des mers, crise d'Anubis, contre-attaque des Abéliens ou brouillard surnaturel abattu par les dieux etc, peu importe : les pirates sont dans l'incapacité totale de poursuivre et essuient même des dégâts, quelque soit leur source. Cléomède s'enfuit et peut infliger de lourdes pertes à l'un ou l'autre des navires ennemis.

Edit : Navré mon cher vieux bonhomme, il va falloir faire avec...
Anubis : sauf autorisation de Cléomède il t'est néanmoins interdit de le tuer.

[ Note ; la prochaine fois que vous désirez mon intervention pensez à poster ici, je lis parfois les messages rps des joueurs avec du retard =)


Dernière édition par La Plume le Mer 17 Aoû - 17:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 17 Aoû - 16:59

Le membre 'La Plume' a effectué l'action suivante : Quand la Plume intervient...

'Jet de réussite' : 2
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Jeu 18 Aoû - 13:47

C'était désormais inexorable. Les moteurs du Léviathan et de l'Hydre de Lerne tournaient à plein régime à la poursuite du steamer. Le premier, lancé à une vitesse digne d'un rapace des plus aguerris, se préparait à rattraper sa proie par son côté bâbord ; le second quant à lui se glissait doucement dans le sillage de sa cible. Ce n'était plus qu'une question de temps. Mais ce temps parut un peu trop long à Anubis, qu'on entendit ordonner :

― Dites au capitaine Iraxter d'endommager un peu le bateau. Scorpions, carreaux de type douze, qu'ils visent les roues à aubes. Ils devraient être assez près maintenant.
― À vos ordres, Monsieurs.
Il y avait une vingtaine de carreaux différents, chacun destiné à un usage précis. Les carreaux de type deux, par exemple, correspondaient aux flèches enflammées permettant d'incendier les voiles, les bateaux, les ports et les forêts. Quant au type douze, ils possédaient à leur extrémité une pointe de forme très particulière qui visait précisément à se coincer dans les turbines des bateaux et parfois même des zeppelins. Si le scorpion était une arme un peu rustre et globalement moins efficace que les autres, il rendait tout de même de fiers services à la bande d'Anubis, qui se voulait plus subtil que les pirates ordinaires et leurs grosses bombardes aussi puissantes qu'inutiles dans un milieu si vaste que l'Océan, où la précision d'un tir se révélait fréquemment plus décisive que la puissance de ce dernier.

Les carreaux sifflèrent depuis l'Hydre de Lerne ; et après plusieurs essais infructueux qui virent une bonne dizaine de flèches rebondir sur les renforcements des roues du steamer, un carreaux judicieusement tiré dans l'eau juste devant l'une des deux roues fut happé par le mouvement rotatif de celle-ci et bloqua violemment son mouvement. Ainsi, sans même détruire la moindre pièce du bateau, celui-ci se voyait privé d'une roue. Le risque pour le bateau était bien sûr la surcompression du moteur, c'est pourquoi il était à ce moment-ci préférable de stopper les machines. Naturellement, une fois les moteurs arrêtés il était facile pour l'équipage de retirer le carreau malencontreux, puis de relancer les moteurs. Mais cela suffisait à leur faire perdre un temps précieux.

― Nous y sommes, dit Anubis. Turbines à cinq, coupons-lui la route.
La proie était dès lors dans le filet. Profitant du ralentissement momentané du bateau chassé, le Léviathan surgit de biais à bâbord de celui-ci et vint couper sa trajectoire, lui barrant la route tout en évitant le traditionnel côte à côte qui exposait les deux bateaux à des tirs de canons.

― Turbines à zéro, ordonna Anubis. On va le coincer.
Face à ce gigantesque bâtiment qui s’érigeait devant lui, le steamer n'avait que deux solutions : s'arrêter ou bien virer à tribord. C'est pour cette seconde option que voulut tout naturellement opter le steamer, mais c'était sans compter le second navire d'Anubis. En effet, au moment même où le steamer commençait sa manœuvre, l'Hydre de Lerne surgit à son flanc tribord, lui retirant ainsi toute possibilité de fuite.

― Et voilà, déclara Anubis. Il n'a plus d'autre choix que de stopper et de se défendre comme il pourra.
― Et s'il fait demi-tour ? demanda un matelot à haute voix.
― Il aura le vent contre lui, et il s'exposera de surcroît à nos canons. Non, ce qu'il va faire, c'est combattre comme une bête sauvage lorsqu'elle est acculée.
Déjà les marins s'activaient sur le pont du Léviathan, nettoyant leurs armes et s'affairant autour des lance-grappins. Anubis entreprit de passer dans les rangs en donnant ses dernières instructions :

― Faites un minimum de victimes, dit-il. Préférez les blessures, ne tuez que si c'est strictement nécessaire. Contentez-vous de les maîtriser ; je veux pouvoir les interroger pour savoir qui ils sont et ce qu'ils font ici.
L'équipage d'Anubis écoutait gravement. Ils savaient qu'une fois encore ils allaient jouer leur vie, et quand bien même il s'agissait de leur choix, intrinsèque à la vie de pirate, aucuns n'était vraiment confiant à ce moment-là. Tous demeuraient calmes, guettent avec hâte et appréhension les mots tant attendus. Anubis se tourna vers sa proie qui se préparait à l'inévitable.

― À l'abordage !
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Jeu 18 Aoû - 21:18

lors que la roue fut bloquée, le capitaine ordonna que l'on stop les machines. Mais il le savait, il était désormais inutile et puérile de perdre le temps de décoincer le mécanisme

- Misère! Je n'avais même pas fini de rembourser l'armement et le blindage ! Stoppez tout, rentrez les voiles - manquerait plus que ces sagouins les déchirent!

Le vaisseau s’arrêtât donc. Ils levèrent un pavillion représentant une croix de saint andrée blanche sur font bleu. Il signifiait habituellement "navire a arrêt complet/ ancres baissées/ aucune manœuvre en cours" mais la signification actuelle était bien plus simple "On se rend bien gentiment, tenez en compte"

Il s'agissait d'une feinte. Le capitaine ne se rendrais pas si facilement: déjà, il ne savait si ces pirates étaient du genre a laisser les équipages libres ou a les exécuter. Toujours est il que le navire les intéresseraient, car ils en tireraient un bon prix a la revente, contrairement a la cargaison, même si ces moutons étaient des moutons des monts, de la race qui fait la laine la plus pure, la plus chère: la laine de cachemire. Bref, il serait ruiné, s'il survit. Il n'avait aucune raison de se rendre. Il fit donc distribuer des fusils. Même immobile, le navire ne pouvais être rattrapé en quelques minutes. Soucieux de se protéger , et de protéger ses affaires, Cléomède et Chail virent s'enfermer dans leur cabine, fermée a clef, arme au poing. Emilio, après les avoir copieusement traités de lâche, attrapât son mitrailleur Thompson "camembert" et se plaça sur le long des flancs du navire. Sur Ordre du capitaine, ils posèrent tous leur arme au sol, de façon a ce qu'elle soit invisible aux pirates et regardèrent les vaisseaux s'approcher

Ils laissèrent le navire ennemi se ranger sur le coté, pour l'abordage, avant de faire cracher les 6 canons se situant sur ce bord. Avec un peut de chance, il y aurais quelques dégât

L’équipage ramassa alors ses armes au sol, prêts a cueillir tout homme tentant de les rejoindre sur le pont



-Alea jacta est
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Ven 19 Aoû - 16:03

― Ils signalent qu'ils se rendent, dit John Lengeister à Anubis.
― Et tu croirais un équipage qui prétend se rendre et fait tout de même feu avec ses canons ? demanda celui-ci sur un ton sarcastique.
― Non, tu as raison.
― Ils vont se battre férocement, reprit Anubis à voix forte, afin que tout le monde l'entende. Mais ils veulent nous leurrer. Nul doute qu'il vont faire profil bas au début, jusqu'à ce qu'ils sortent leurs armes ! Et nous ne nous laisserons pas faire. Rappelez-vous mes ordres. En avant !
Les lance-grappins firent feu, et de longues cordes s'étirèrent entre le pont du Léviathan et celui du steamer. Et très vite, les pirates s'élancèrent, glissant le long des cordes en se servant de leurs fusils comme tyrolienne, tenant leurs couteaux entre les dents. Ils débarquèrent groupés sur le pont avant du steamer, et braquèrent leurs armes sur l'autre équipage sans faire feu, conformément aux ordres de leur capitaine. Lorsqu'ils furent une vingtaine sur le bateau, Anubis s'apprêta à les suivre, mais une grosse main se posa sur son épaule, et John lui dit à l'oreille :

― Non non non cher Contre-amiral. On sait tous que tu n'abandonneras jamais tes hommes, mais ce n'est pas une raison pour te mettre en première ligne.
Là-dessus, John sortit une barre de fer de sa ceinture et s'en servit pour glisser à son tour le long d'une corde. Il atterrit devant de le reste de ses hommes, en face de l'équipage attaqué. Il donnait indubitablement l'air d'un guerrier prêt à se battre : torse nu, vêtu d'un treillis camouflage avec plusieurs ceintures portant munitions et armes, une dent de requin autour du cou, une cicatrice sur la joue et un éclat de bois tenu entre ses lèvres, il semblait pouvoir contenir tout un assaut. Il rangea sa barre de fer et dégaina deux pistolets d'une taille impressionnante, qu'il braqua nonchalamment sur l'équipage qui s'offrait à sa vue.

― Messieurs, leur dit-il, ça va être simple : rendez-vous sans faire d'histoire et aucun mal ne vous sera fait. Mais si voulez jouer au héros, ça va être le bain de sang.
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Sam 20 Aoû - 11:55

Les hommes armés de fusils commencèrent par tirer sur les pirates glissant sur leurs cordes. certains tentèrent d’arracher les grappins, mais ceux ci étaient crantés au point de s’être enfoncé profondément dans l'armature du navire.

S'en suivit une mêlée de tous les diables. L’équipage rechargeais le plus vite possible, mais il n'avais pas la dextérité des pirates du Leviathan. Nombre d'entre eux, poussés et acculés, lâchèrent leurs fusils encombrants pour se défendre avec des couteaux et autres armes plus ou moins rudimentaires. les pirates s'enfoncèrent de plus en plus profondément sur le pond et les défenseurs furent bientot divisés en "poches" resserrées , compacte, tentant tant bien que mal de défendre leur vie. Déjà, certains se plaçaient au niveau des ouvertures et des accès aux entreponts, ces espaces étant plus faciles a défendre. Cependant, une opinion dominait: la victoire de l’ennemi était inéluctable, et ce n'était qu'une question de temps.


plus profondément, dans le navire, les moutons s'agitaient, brisant leurs liens et meuglant a torrs et a travers
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Sam 20 Aoû - 16:35

Le sang coulait sur le pont du steamer, tandis que toutes parts pirates et marins combattaient de toutes leurs forces pour défendre ce qui leur tenait à cœur : leur bateau et leurs marchandises pour certains, leurs convictions et leur vision du monde pour les autres. Si les pertes restaient relativement peu nombreuses, le nombre de blessés augmentait de façon alarmante pendant que les pirates d'Anubis gagnaient du terrain, tout en respectant les ordres de leur chef. Coincés, les membres de l'équipage attaqué répliquaient avec l'énergie du désespoir, et pour les contenir les pirates se voyaient contraints de les désarmer voire de les blesser aux bras ou aux jambes. Les armes tiraient ou tintaient, les hommes criaient et le reste ne revêtait alors guère d'importance.

Au milieu de cette mêlée désordonnée, le capitaine du steamer se déchaînait comme un diable, et les corps des pirates qui passaient sous ses armes commençaient à s'entasser. Un, deux, trois... C'en fut trop pour John Lengeister, guerrier accompli qui ne supportait pas de voir ses camarades tomber. Il repoussa d'un coup de crosse l'homme contre lequel il se battait, et entreprit de traverser ce champ de bataille qu'était devenu le pont jusqu'au propriétaire de celui-ci. Le capitaine entrait dans une rage démente. Il avait laissé tomber son fusil et opté pour le sabre, et s'apprêtait à achever un quatrième homme qui, à terre et terrifié, le voyait lever son sabre au-dessus de sa tête. La puissante détonation d'un des énormes pistolets de John retentit à travers le pont. Le capitaine hurla, et son sabre retomba près de lui tandis qu'il regardait, hébété, sa main droite déchiquetée ,où s'ouvrait un trou béant qui la traversait de part en part, et sa main gauche meurtrie, dans laquelle la balle de très gros calibre et les bouts de ferraille issus de l'arme de John s'étaient encastrés. Un second coup partit de l'autre pistolet de ce dernier, et le malheureux capitaine tomba à genoux, un mollet à moitié déchiré. Des larmes coulèrent de ses joues, et John vint pointer un de ses pistolet sur sa tempe, avant de hurler d'une voix démesurée :

― ARRÊTEZ !!
Et soudain, le temps parut s'arrêter. Les bruits des armes cessèrent, le vent sembla rester en suspens, et les blessés parurent arrêter leurs gémissements. Tous les regards se tournèrent vers le capitaine qui pleurait, agenouillé et pathétique, au mauvais bout du canon du quartier-maître d'Anubis. Face à cette vision, les vaillants marins du steamer perdirent leurs derniers espoirs. Malgré les doutes, les idées, la peur du futur, et milles autres motivations, ils ne voulaient plus essayer de se battre. L'un après l'autre, ils se résignèrent à déposer les armes devant les pirates qui, en dépit de leurs esprits cruels et sans pitié, se montrèrent respectueux à l'égard des vaincus, qu'ils rassemblèrent sur le pont avant. John leva la tête vers Anubis qui observait le scène depuis le pont du Léviathan, et lui cria inutilement :

― L'équipage est maîtrisé, Capitaine. Tu peux nous rejoindre, maintenant.
― J'arrive, répondit Anubis. Commencez à fouiller le bateau, et vérifiez que des hommes ne se cachent pas quelque part.
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Lun 22 Aoû - 9:47

Emilio, qui était resté aux cotés du capitaine et qui avait grandement contribué aux dégâts autour du poste de pilotage - bien qu’éclipsé par la fureur du seul maitre a bord - , jetât son arme au sol, plein de dépits. Il s'assit au sol et attendit, comme tous les autres prisonniers, les décisions d'Anubis

Dans sa cabine, Cléomède et son secrétaire relevèrent la tète. La Clameur sur le pont venait de se taire brusquement. Impossible, d'ici, de connaitre la situation exacte. Cléomède resserra son poing sur son pistolet, prêt a toute éventualité.

Les pirates prendraient certainement les cadeaux qu'il avait acheté pour corrompre les moins riches parmi les princes marchands. Mais celui qui toucherais au coffre caché sous sa banquette, celui-la devra d'abord lui passer sur le corps.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Lun 22 Aoû - 15:18

Non sans une certaine agilité, Anubis se laissa glisser le long d'une des cordes qui reliaient le steamer à son Léviathan, et atterrit silencieusement sur le pont, comme un fantôme enveloppé dans son long manteau noir. Parcourant du regard la scène qui s'offrait à lui, il ne put s'empêcher de saluer d'un ton mi-respectueux, mi-ironique, l'équipage battu d'un ambigu :

― Bonjour messieurs !
Des acclamations de victoire saluèrent son arrivée sur le bateau vaincu, et les pirates soudains joyeux tirèrent des coups de feu en l'air pour marquer leur liesse. Mais Anubis ne perdit pas de temps à fêter la victoire, car pour lui ce n'était pas encore fini : il y avait toujours des choses à faire, et il fallait qu'elles soient accomplies en temps et en heure. C'est pourquoi il s'empressa de dicter de nouvelles instructions.

― Occupez-vous des blessés, ordonna-t-il, amis comme ennemis. Allez chercher le Doc et son équipe de medics. Qu'ils voient ce qu'ils peuvent faire.
Puis, se tournant vers ses deux bateaux :

― Faites jeter les ancres ! Avant de se retrouver sur des récifs...
John, tenant toujours le malheureux capitaine à bout de canon, héla Anubis, et, en désignant sa victime, demanda :

― Eh, qu'est-ce qu'on fait de celui-là ?
― Emmène-le auprès de son équipage, répondit-il. Le Doc s'occupera de lui s'il survit le temps que nos propres hommes soient soignés.
― OK.
Et John, après avoir rangé ses armes, le souleva comme un sac de pommes de terre, ce qui occasionna un cri de douleur déchirant, et alla le jeter presque littéralement au milieu de ses compagnons. Il se frotta ensuite les mains, tel un mineur ayant fini son travail. Anubis observait l'entassement des hardis marins qui avaient risqués leur vie pour défendre ce bateau, et prononça ces mots :

― Messieurs, si vous vous montrez coopératifs durant cette petite visite inopinée, il se pourrait que je vous laisse repartir sans dommages supplémentaires. Car si je vous ai attaqué sans préavis ni coup de semonce, c'est d'une part parce que je n'ai pas pu résister à l'envie de poursuivre un bateau qui nous fuyait, et surtout d'autre part parce que j'ai une curiosité à satisfaire. Et à cette fin, je vous saurais gré de me dire, tout d'abord, si tout le monde est bien là ; et dans un second temps pour quelle raison des abéliens croisent-ils dans ces eaux. Teuh teuh !...
La toux profonde d'Anubis déclencha une vague de tressaillements dans l'équipage du steamer, mais aucune réponse ne lui parvint. Il leva un sourcil à moitié indigné et s'exclama :

― N'y a-t-il donc personne ici pour me renseigner ? C'est fort regrettable... Mais si vous ne me dites pas que tout le monde est là, c'est qu'il y a un invité que vous vous bornez à protéger... Cette loyauté est admirable. Mais il vous paye, sans doute ?
Ne recevant toujours pas de réponse, il remplaça son air dubitatif par un renfrognement décidé et se tourna vers John.

― Le navire a-t-il été fouillé de fond en comble ? lui demanda-t-il.
― Euh... J'ai dépêché trois gars pour farfouiller. Apparemment, il y aurait des moutons quelque part.
― Des moutons !? fit Anubis intrigué. Intéressant. Mais trois hommes, ce n'est pas assez.
Il tourna son regard froid vers un groupe d'une douzaine de ses hommes et leur ordonna d'aller fouiller le steamer jusqu'au moindre recoin. Ces derniers se séparèrent en groupes de trois et s'exécutèrent. Méticuleusement, ils ouvraient toutes les portes et fouinaient dans les placards et les tiroirs, à la recherche d'un détail quelconque ou d'un homme caché. Un des groupes, tombant sur une porte verrouillée, entreprit alors de la forcer. Et cette porte était celle derrière laquelle Cléomède et Chail attendaient...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Lun 22 Aoû - 19:51

le capitaine , sur lequel le doc s'affairait a mettre un bandage darda Anubis de son regard le plus noir, avant de lever fièrement le menton et de répondre:

- Ce que nous faisons dans ces eaux? Un travail honnête, monsieur! Au cas ou vous ne seriez pas au courant, nous sommes sur la route commerciale Sharkeï/ Rossaria, une des plus anciennes et des plus actives des mers connues! Et comme tous les pirates, comme de bien entendu, vous venez tondre l’honnête marchand en vous postant bien confortablement le long des grands axes! Mais allez y prenez mes moutons! Et mon bateau! C'est toujours pareil avec vous! Et on s'étonne que les prix grimpent! Mais la faute a qui, hein?! Encore, vous seriez...

Et ainsi de suite...

___________

Plus Bas


Cléomède et Chail évoquaient a voix basse les différents scenarii possibles qui avaient pu advenir sur le pond, quand ils entendirent d'un coup les pas raisonner sur le plancher. Ils se turent immédiatement. Cependant, les pirates, méthodiques, avaient entrepris d'ouvrir toutes les portes, et, bien que celle de la cabine fut fermée a clef, elle ne résistât pas longtemps. Les trois hommes passèrent la tète dans l'embrasure et aperçurent les deux vieillards assis sur le lit, éclairés de la lueur vacillante et légèrement bleuté d'une lampe a huile. Le plus grand, a l'épaisse barbe -surement celui qui avais forcé la porte - se plaça dans l'embrasure et se mit les mains sur les hanches, dubitatif.

-Ben, Z'etes qui vous? Qu'esque vous faites là?
-Euh... ben des passagers...On s'était réfugié ici pour ne pas être touchés par les combats Répondit cléomède, gêné, ne sachant -ni ne voulant- rien répondre de plus a cette question.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mar 23 Aoû - 15:26

On finit par faire cesser les vociférations du capitaine du steamer, qui commençait sérieusement à agacer tout le monde. Il jeta alors à nouveau à Anubis un regard tellement noir, qu'on eût dit qu'il était impossible de faire pire que cela. Mais c'était sans compter Anubis qui le fixa de son regard où se dessinait, pire que les ténèbres les plus sombres, les contours du néant.

― Vous me décevez, dit sobrement Anubis. J'aurais pensé avoir affaire à quelqu'un de plus distingué et plus réfléchi que cela... Mais vous semblez avoir des idées plus qu'arrêtées, et c'est bien regrettable. Non, vraiment, vous nous prenez réellement pour des pirates ordinaires, qui s'attaquent à l'aveuglette à tous les bateaux qui passent, pillant et volant toutes les marchandises et le bateau au passage ? Décevant... Non pas que je nie ce côté des choses, bien au contraire ; mais j'espérais que vous eussiez daigné nous reconnaître davantage de subtilité...
La voix d'Anubis était glacial. Il fixait le capitaine du steamer dans les yeux sans ciller. Il marqua une pause avant de reprendre :

― Je sais bien que nous sommes sur l'axe commercial Shaïkos - Rossaria, que ses origines remontent à plusieurs siècles avant nous et qu'il y passe plusieurs milliers de bateaux par an. Mais cela ne m'explique pas quel est ce "travail honnête" auquel vous vous prêtez. Vous n'appartenez à aucune grande compagnie commerciale, vous êtes donc un indépendant dont on loue les services. Les bateaux comme le vôtre étant généralement moins attaqués que les convois des compagnies, il peut donc s'agir d'un choix stratégique pour transporter un chargement précieux ou bien quelqu'un d'important. Et dans les deux cas, demeure la grande question : que viennent donc faire des Abéliens dans l'Archipel ? Mais vous n'êtes pas très coopératif. Je vais donc attendre que mes hommes reviennent...
Pendant ce temps, l'homme barbu qui venait de découvrir Cléomède et Chail, se remettant de sa surprise pour adopter une expression plus joviale, repris la parole :

― Ah mais c'est qu'les combats sont finis, maint'nant ! Allons, venez, le chef y sera ben content d'vous rencontrer... Vous inquiétez pas ! ajouta-t-il devant la mine méfiante de ses interlocuteurs. Le chef, tant qu'vous lui donnez s'qui veut, l'est gentil, hein. Ou presque... Non, en fait. Mais l'a dit qu'on f'ra plus d'mal à personne, maint'nant ! Suivez-nous sur l'pont !
Il s'écarta pour laisser passer les deux passagers qui, tout d'abord, ne bougèrent pas.

― Allez ! insista le barbu. On y va, faut pas faire attendre l'cap'taine. Et laissez vos armes ici, ajouta-t-il avec une certaine méfiance.
Cléomède et Chail échangèrent un regard. Ils n'avaient pas vraiment le choix. Quand il faut y aller...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Ven 26 Aoû - 13:23


Cléomède et Chail échangèrent un regard. Ils n'avaient pas vraiment le choix. Quand il faut y aller...

Cléomède repris son aplomb, déglutit, et avança vers Anubis. Il pris son air le plus jovial. C'était un diplomate, il savait parfaitement dissimuler ses pensées. Cependant, mème si cela ne transparaissait pas, tout le monde ici devais se douter que cette insouciance n'était qu'apparente


- Bonjour Monsieur, Cléomède Brabantio, négociant dans le textile. Et si vous avez raison en disant que ce commerce n'est pas des plus honnêtes, ce pauvre capitaine n'y est pour rien. Laissez moi vous expliquer.

Shaïkos compte de nombreux marchands en tout genre, et un artisanat florissant. Vous connaissez certainement la renommée de leurs tapis. Les plus luxueux d'entre eux sont faits en laine de Cachemire - une race de moutons des montagnes. L'importation de cette laine est extrêmement onéreuse. La Guilde des maitres tisserands de Shaïkos a donc décidé qu'elle en ferait elle même la production et a acheté un troupeau, auprès de l'un de mes fouisseurs, j'ai donc servi d’intermédiaire pour les négociations. Vous ne voyez pas ce qui n'est pas honnête? Nous avons tout simplement affirmé a la guilde qu'ils avaient eu une bonne idée, et que si cet investissement était conséquent, il serait rapidement rentabilisé. Maintenant, réfléchissez un peux: d'où vient la qualité de la laine de ces moutons? certes, de leur race. Mais ne viens elle pas aussi des verts pâturages des hauts plateaux? Pensez vous que cette espèce, fête pour les frimas des sommets, va résister a la moiteur des iles?

Mon fournisseur pourra bientot leur revendre sa laine a haut prix. Voila un moyen d'extorquer l'argent sans avoir a financer armes et navire, et en toute légalité. Tant qu'à moi, je ne peut être qu'heureux d'avoir un peut contribué a l'affaiblissement d'un de mes principaux concurrents. Et si je retourne sur l'archipel, ce n'est que pour négocier d'autres contrats juteux.


Cléomède se tut, affichant son plus beau sourire a Anubis. Il n'avait plus qu'à attendre la réaction de l'homme. Et il se doutait un peut de ce qu'elle serait....
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mar 30 Aoû - 16:34

Anubis ne répondit pas tout de suite. Il se contentait de fixer son interlocuteur de son regard pénétrant, analysant comme il savait le faire le vieil homme qui venait de s'adresser à lui. Cléomède Brabantio... Il paraissait bon vivant, à en voir sa silhouette ; et son costume impeccable lui suggéra que cet homme devait être riche. Cela dit, que pouvait-il bien faire de lui ? Un détail cependant attirait son attention : l'affligeante facilité avec laquelle cet homme dissimulait son inquiétude. Nul doute qu'il devait se faire du souci, comme tout le monde... Mais il s'efforçait de se montrer jovial et souriant. De telles capacités de dissimulation trahissaient un homme admirable. Ou un espion ? Ou un diplomate ? Il s'agit du genre d'emplois dans lesquels ses qualités étaient très prisées... Le lourd silence qui s'imposait doucement fut soudainement brisée par la voix éraillée du Contre-amiral de la Mort :

― Je dois admettre qu'il y a comme un peu de déception dans l'air... J'attaque un bateau...
Il se tourna quelques instants vers le capitaine du steamer, qui ne devait sa vie sauve qu'à sa patience légendaire, puis revint centrer son regard sur Cléomède :

― ...honnête, et je me retrouve face à un mystérieux passager qui, finalement, admet être une sorte de crapule, et se révèle qui plus est être un marchand de tapis... Mais vous n'êtes pas un simple marchand. Je sens qu'il y a comme un partie de l'histoire que vous ne voulez pas me dire... Vous autres, continentaux, pensez pouvoir vous immiscer partout. Et je n'aime pas beaucoup les commerçants... Ils n'ont aucune âme, voyez-vous. Ils vivent pour l'argent, et rien d'autre. Les femmes aussi sont comme cela, d'ailleurs...
Il poussa un soupir inattendu, puis fut secoué d'une violente quinte de toux qui ne manqua pas de faire sursauter plusieurs personnes dans l'assistance. Tout en parlant, il avait baissé les yeux, si bien que l'on ne savait plus vraiment s'il parlait à Cléomède ou s'il réfléchissait à haute voix. Il se reprit soudainement et planta à nouveau ses yeux dans ceux du vieil homme, qu'il dominait d'une bonne tête, si ce n'était plus.

― Mais ce voyage n'aura pas été vain, déclara-t-il gravement, car, si vous n'y voyez pas d'objections, nous allons vous emprunter vos moutons. Ils constituent une ressource rare pour nous autres. Mais je suis curieux de savoir ce que vous avez d'autre avec vous. Des valeurs, j'imagine... Des secrets, peut-être ? Mais vos talents d'orateurs m'intriguent. Qu'êtes-vous exactement, monsieur Brabantio ? Un diplomate d'Abel venant mettre le nez dans les affaires de l'Archipel, comme ce satané Kain Ilmarii, qui sera bientôt tué ? Ou un type doué qui tente de protéger ses richesses ? Je souhaiterais volontiers que vous me racontiez un peu votre histoire...
Anubis ne cillait pas. Sa question paraissait sans doute étrange, mais il voulait en savoir plus. Un marchand isolé qui voyage dans un bateau privé, à l'ère ou les convois fleurissent partout ? N'importe quelle société, y compris des vendeurs de moutons ou de tapis, pouvait se permettre de faire voyager sa marchandise par convoi commercial. Alors pourquoi pas lui ?
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mar 30 Aoû - 19:14

Cléomède releva les sourcils. cet homme était perspicace

- Oui, je suis bon orateur, c'est comme ça que mon négoce prospère, monsieur. Et si je sert Abel, je ne suis pas rattaché a son gouvernement, désolé. J'ai la fibre patriotique, c'est ce qui me différencie des femmes : ma puissance sert celle de mon pays. Voyez vous, j'ai des principes: je conclurais toujours un négoce honnête avec un abélien

Cléomède soupira. Il retira une poussière sur son veston, puis pris un air grave. il ne fuillait pas le regard de son interlocuteur, mais ne se portait non plus dessus. la plupart du temps, il regardais le front: cela donnais un air franc et déterminé, et cela était plus facile a soutenir que le regard dans les yeux quand il y a quelque chose a cacher.

-Monsieur, j'ai joué carte sur table. J'ai fait ça car vous n'avez pas l'air d'un pirate sanguinaire et déraisonnable, et j'espère votre clémence. Il y a au fond de la cale quelques coffres de joailleries et tapis de luxe que je comptais utiliser pour amadouer de riches clients avant la signature de contrat. Cependant ma vie est plus importante a mes yeux, alors prenez les, et laissez ce navire repartir avec tous ses passagers. Quant aux moutons, faites en des kebabs ou que sais-je encore, mais laissez nous partir.
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 31 Aoû - 12:55

Un nouveau silence s'abattit autour d'eux. Anubis ne dit rien. Puis un mince sourire se dessina sur son visage. Mais ce n'était pas un sourire sympathique. Il y avait quelque chose d'un peu malsain, un on-ne-sait-quoi de démoniaque qui transpirait de son visage fatigué. Il fixait Cléomède droit dans les yeux, comme pour lire en lui. Finalement, il réprima une toux grasse avant de répondre sur un ton malicieux :

― Je vois que vous avez su saisir la valeur de votre vie comme elle le mérite, quitte à sacrifier une partie seulement, j'imagine, de vos richesses... Ceci dit, il serait peut-être trop facile de conclure comme cela sur une telle affaire... Vous ne croyez pas ?
Personne ne semblait comprendre où il voulait en venir. Il s'interrompit un instant, puis tourna la tête vers quelques uns de ses hommes, en leur ordonnant de vider les cales du navire. Il alla ensuite s'accouder nonchalamment sur un rebord du steamer, en contemplant distraitement tout ce qui l'entourait. Les chantiers navals d'Abel savaient tout de même assembler des bateaux convenables. Le bas de la coque était un peu trop plat à son goût, et les roues à aubes de chaque côté s'accordaient mal avec l'harmonie de la structure, mais on ne pouvait pas dire que le bateau était mal conçu. Tout en se disant cela, Anubis préparait une seringue, bien plus petite que celles qu'il portait à sa ceinture, qu'il remplit d'un produit incolore contenu dans un petit flacon. Après quoi il se l'injecta dans le bras entre deux quintes de toux. C'est alors que les matelots revinrent de la cale, accompagnés par quelques moutons qu'ils tentaient tant bien que mal de retenir, et portant dans leurs bras tapis et coffres qu'Anubis alla inspecter. Il déplia un des tapis roulé, révélant de superbes motifs or sur fond rouge.

― Un travail soigné et admirable, commenta-t-il. Qu'en penses-tu, John ?
― Oui, c'est très joli, répondit John Lengeister.
Anubis se retourna vers Cléomède.

― Je suis très touché par votre offre, monsieur Brabantio. Ces petits présents sont du plus bel effet, et il va sans dire qu'un homme comme vous, respectueux de sa vie, en est d'autant plus respectable. Néanmoins, et comme je vous le disais, cela ne peut pas être aussi simple... Nous allons bel et bien embarquer vos richesses sur notre bateau, n'en doutez pas... Et je compte également laisser ce bateau repartir... Mais pas avec tous ses passagers, hélas, car vous allez venir avec nous.
Un silence entoura à nouveau la scène. Anubis souriait toujours aussi méchamment. Son interlocuteur ne pouvait de toute façon pas refuser, mais il prit tout de même la peine de prononcer ces mots :

― Permettez-moi donc de vous amener moi-même à Shaïkos, à bord de mon si beau Léviathan...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 31 Aoû - 13:08

Cléomède sourcilla. Il avais pensé a cette éventualité, mais avait espéré quelle ne se présente pas. Il allais devoir lâcher un peut de lest

-Je vois, je suis un otage, c'est cela? Si vous voulez une rançon, je peux vous faciliter la vie. Laissez mon secrétaire chail sur ce navire. Je lui donnerais les instructions pour retirer mon argent dans les banques. Choisissez un lieu, dites un prix. Chail s'y présentera avec la somme convenue, et vous m’échangerez contre celle-ci. Cela vous convient-t-il, monsieur?

Le vieil homme croisa ses bras dans le dos, et avança le menton vers son interlocuteur d'un air interrogatif. Il ne voyais pas pourquoi un pirate refuserai une offre aussi alléchante. Mais il faut dire qu'il ne connaissait Anubis que depuis une vingtaine de minutes
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Anubis Thorgana
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 31 Aoû - 13:35

Cette fois, Anubis éclata de rire. Là encore, ce rire était sombre et cruel, mais il paraissait véritablement sincère, comme s'il ne savait pas rire autrement. Cela dura une bonne trentaine de secondes, après quoi ce sursaut nerveux se perdit dans une toux violente, mais un peu plus sèche que d'habitude, suite à la piqûre sûrement. Lorsqu'il parvint enfin à se calmer, son visage reprit les traits d'un homme à la fois fatigué et déterminé. La proposition de Cléomède aurait séduit plus d'un pirate. Mais Anubis ne l'entendait pas de cette oreille.

― Non, monsieur Brabantio, dit-il, vous n'êtes pas un otage. Vous êtes mon invité. Ainsi, bien entendu, que votre secrétaire...
Ce dernier parut soudainement inquiet, ce qui n'échappa pas à Anubis qui le regarda de la tête aux pieds. Puis il se tourna à nouveau vers Cléomède.

― Voyez-vous, monsieur Brabantio, je ne veux pas d'argent. Je me moque bien des rançons que vous pouvez me proposer. Tout ce que je souhaite, c'est discuter un peu... Je vous embarque vous, vos amis et vos affaires, je conserve toutes les richesses que vous m'avez donnés et je vous dépose à bon port. Rien de plus.
Les matelots présents ne parurent pas surpris. Ils reconnaissaient bien là le coté gentleman et tordu de leur capitaine. Qu'attendait-il ? Nul ne le savait, et il était possible que lui-même l'ignorasse. Toujours était-il qu'il restait déterminé dans ce qu'il voulait faire. Il conclut d'un ton sans réplique :

― Ayez donc l'obligeance d'aller rassembler vos amis et vos effets personnels, monsieur Brabantio. Vous n'êtes jamais monté sur un bateau pirate, j'imagine. L'expérience vous plaira...
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: protection mecanique   Mer 31 Aoû - 13:55

-Bien. répondit simplement cléomède, avant de se retourner. Il jetat un coup d'oeil sur Emilio, assis au milieu des autres matelots; et celui-ci compris qu'il devais continuer a ne pas réagir. Ils allèrent jusqu'a la cabine, accompagnés de pirates, et rassemblèrent leurs effets: deux coffres a habits, ainsi que quelques livres, et un nécessaire de "scribe". Ils prirent egalement leurs armes, qu'ils donnèrent immediatement aux pirates, en signe de bonne volonté.

Jamais durant toute l'opération, cléomède regarda le lit ou sous celui-ci, là ou il y avais le coffre. Il avais une clef sur lui, et Chail avais l'autre. Si on le fouillais, il dirais que c'est la clef de son coffre dans une banque de Rossaria. Ils remontèrent avec leurs effets. et les déposèrent sur le léviathan. Cléomède l’espérais, Emilio aurais vu qu'il était partit sans le coffre, et une fois le léviathan partit, le prendrais avec lui.


Cléomède était avec Chail sur le pond du Léviathan, leur affaires autour d'eux, et ils attendaient la suite des événements
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