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 Départ vers les Enfers tropicaux

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Cléomède Brabantio
Marchand de tapis

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Messages : 296
Date d'inscription : 10/05/2011
Age : 26
Localisation : a Traitreland

MessageSujet: Départ vers les Enfers tropicaux    Sam 17 Mar - 17:15


Daiman, quai central, vers 19 H


Les trois hommes étaient au niveau du quai central comme indiqué, au cœur de la ville construite a la continentale. Le soleil était a tombé a l'horizon, et les terrasses des cafés étaient pleines de bourgeois en villégiature. Cléomède, Chail et Emilio attendaient eux même a un point précis: Au croisement entre le quai central, et l'avenue des Armateurs qui se dirigeais vers les palais des Princes, juste a coté d'une fontaine où les conducteurs de fiacre faisaient boire leurs chevaux. Cléomède avait mi son coffre-fort dans une malle rembourrée de coton, pour éviter que les cahotement fassent se déclencher le mécanisme protecteur. Chail, dans son eternel costume noir élimé et étriqué, tenait une lanterne a Huile ainsi qu'une petite valise a Vêtements. Enfin, Emilio était dans le dos de l'inconnu a moitié drogué (encore une fois) , son pistolet savamment caché lui appuyant dans les reins, lui rappelant que toute tentative de fuite serait inutile. Par précaution, on avait néanmoins attaché son automail le long du torse au moyen d'une simple corde.

Il s'agissait désormais de trouver leur rendez vous
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MessageSujet: Re: Départ vers les Enfers tropicaux    Dim 18 Mar - 13:07

Le port de Daïman, entre vingt-deux heures et minuit, était le repère des voyous et criminels de tous acabits. Et pour cause: la brume, suintante et humide, envahissait toute la basse-ville, le port et les canaux, rendant la visibilité des gardes très limitée. Ceux-ci préféraient d’ailleurs rester dans leur caserne durant ces horaires, évitant ainsi de recevoir un coup de couteau dans le dos, sans avoir vu ni entendu leur agresseur. Par ailleurs, la nuit ce jour-ci était particulièrement sombre, et, additionnée au fameux «nuage blanc» de Daïman, il favorisait l’arrivée du Gloire et Puissance, sur lequel se trouvaient actuellement Voorsk et son équipage. Enfin, le navire jeta l’ancre non loin du port, et mit une chaloupe à la mer. Voorsk, deux marins, et trois de ses hommes y embarquèrent. Au bout de dix minutes, la chaloupe était amarrée au quai. Quatre hommes, dont un tenant une lanterne, attendaient (au vu de leur attitude, depuis plusieurs heures) sur ce même quai. Voorsk et ses hommes débarquèrent, et allumèrent leur propre lanterne. Puis Voorsk approcha, et détailla ses clients du regard. Il n’arrivait à en distinguer que deux: le jeune homme avec lequel il avait conclu le marché, et un vieil homme d’aspect honnête, mais au visage marqué par de nombreuses péripéties, et à l’allure très élégante. Les deux autres n’étaient que des silhouettes fantomatiques, mais Voorsk se promit de les observer plus en détail le lendemain.
Il adressa un signe de tête au jeune homme, et tendit la main au doyen du goupe, qui semblait aussi en être le chef.


-"Bonjour, monsieur. Capitaine Voorsk Yanovitch."

Il leur fit signe de le suivre, et, en silence, la chaloupe refit le chemin en sens inverse, chargée de quatre hommes supplémentaires. Ce fut une vision impressionnante, fantastique, que de voire la sombre silhouette du Gloire et Puissance émerger de la brume. Lorsqu’ils arrivèrent en contrebas de la coque, une échelle de corde leur fut jetée. Puis, une fois que tous furent montés sur le navire, il leva l’ancre, et hissa les voiles, au moyen d’un ingénieux système d’engrenages et de poulies. Ainsi, le navire avança résolument vers le large, jusqu’à ce que les rivages d’une île (une petite île, évidemment) apparaissent à l’horizon. Le plus étonnant n’était pas la présence de l’île elle-même: les parages en étaient truffés, à tel point que certaines abritaient de vraies villes clandestines, repaires de pirates, de hors-la-loi, de contrebandiers et de déserteurs. Mais cette île-là était particulière. Trois zeppelins flottaient mollement au-dessus d’un village fortifié. Il s’agissait de l’île des Damnés. De nombreuses légendes circulent à son sujet, largement véhiculées par les pirates, aussi les marins ignorant sa véritable nature la contournent et tentent de ne pas en apercevoir la moindre trace. C’est sur cette île que débarquèrent les huit hommes: Voorsk, ses trois hommes, et les quatre voyageurs. On pria ces derniers de patienter dans une maison luxueusement meublée. Voorsk partit régler les derniers préparatifs avant le départ.
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Cléomède Brabantio
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MessageSujet: Re: Départ vers les Enfers tropicaux    Dim 18 Mar - 13:46

Cléomède resta silencieux, mais serra la main du capitaine. La petite équipe qui avait attendue dans les brumes de longues heures ne fut pas fâchée de rejoindre enfin les chaloupes. Emilio sautât dans celle-ci deux pieds en avant, mais les deux vieillards eurent plus de mal a descendre, et durent se faire aider, néanmoins, Cléomède ne laissait jamais quiconque approcher sa malle, et restât assis dessus durant tout le trajet.

Celui-ci se déroula dans le silence, a l'unique bruit des rames qui fendaient les eaux noirs, alors que les lanternes ne servaient qu'a éclairer un mur de brume dans lequel ils s’enfouissaient. Chail frissonna, regardant de tout les coté comme si quelque chose allait lui fondre dessus depuis les ténèbres. Bientôt, le port, derrière, ne fut plus visible. Mais bientôt, leurs regards furent attirés par une énorme ombre qui se distinguait, d'abord informe, puis se précisant au fur et a mesure qu'ils s'approchaient. Il s'agissait d'un énorme vaisseau, bien que les conditions ne permettaient pas de l'entrevoir dans sa totalité. Ils butèrent contre le bas d'une coque, et une échelle de corde fut jetée. Ils grimpèrent difficilement, gênés par le poids des ages et celui de leurs bagages. C'est a peine la chaloupe elle -même remontée de le vaisseau se mit en branle, et sortit bien vite de la brume qui baignait les alentours de Daîman pour voguer dans la nuit claire où les étoiles au dessus de leurs tètes étaient mille diamants. Chail, Emilio et Cléomède se réfugièrent néanmoins dans la cabine de la timonerie, car même sous ces latitudes, le froid se faisait ressentir, et deux des trois comparses avaient de vieux os a manager.

C'est de là qu'ils virent se profiler un austère tas de cailloux, mais sur lequel, une communauté s'était installée. Certainement des pécheurs et quelques bergers, se dit cléomède, avant d’apercevoir que devant les quelques toits, des murs fortifiés avaient été montés. D'une petite tour de celui-ci, trois long câbles montaient vers le ciel, reliant le rocher a trois formes longues et oblongues, sinistres et majestueuses.

On repris la chaloupe pour rejoindre le village, et on les conduisit a une cahute qui ne payait certes de l’extérieur pas de mine, mais qui, une fois la porte ouverte, se révéla bien plus agréable et luxueuse que Cléomède avait pu le penser au premier abord. Les trois hommes firent un feu dans la cheminé, et parlèrent longtemps a voix basse, puis, dans le calme et l'insouciance d'un moment jusque là sans acros, s'endormirent... Et Chail, fidèle a lui même ferma a clef l'endroit, Cléomède dormi a moins d'un mètre de sa malle, et Emilio ne put tomber dans les bras de Morphée en serrant son armes dans les siens...
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MessageSujet: Re: Départ vers les Enfers tropicaux    Dim 18 Mar - 14:37

Le reste de la soirée se déroula dans une excitation constante et palpable, causée par l’effervescence des préparatifs. Au bout de quelques heures, le Frère Noir* était armé et prêt à parcourir a distance qui les séparait de Jagathaï Khan. Les quatre clients s’étaient enfermés dans la maison qui leur avait été confiée, sans se douter que Voorsk disposait d’un double des clefs. Dans les premières lueurs de l’aube, les voyageurs endormis furent transportés à bras d’hommes à l’intérieur du Léviathan mécanique qu’était le zeppelin. Un ronronnement familier résonna sur l’île. Les machinistes venaient de mettre les moteurs en marche. Une épaisse fumée noire enveloppa le navire aérien, et, lorsque Voorsk enclencha le levier situé à gauche du gouvernail, l’immense machinerie se mit en marche, grondant, fumant, grinçant, mais fonctionnant à merveille, et pour Voorsk, ces bruits valaient toute la musique du monde, cette vision valait toute la peinture du monde. En empoignant le gouvernail, enfin, son esprit se perdit dans les méandres mélancoliques des rouages du Frère Noir. Il circula à travers les centaines de rouages de cuivre, œuvre parfaite des mécaniciens Haldaranais. Il traversa les brasiers ardents au cœur du zeppelin, ans lesquels les rouages ne tourneraient pas. Il vit s’activer ses machinistes, il les vit jeter des pelletées de charbon à un rythme épuisant dans la tuyauterie au reflets de miel. Une bouffée de gratitude parcourut son corps, fit frissonner son échine: sans ces hommes, les brasiers cesseraient d’alimenter le vaisseau aérien en hélium chaud. Enfin, il se réveilla, et le zeppelin flottait au dessus de l’épais brouillard de Daïman, si lourd qu’il ne pouvait s’élever au-delà d’un kilomètre dans les airs. Cette vision claire du paysage fut de courte durée, le zeppelin s’engouffra dans une forêt d’épais nuages. Mais Voorsk n’avait aucunes inquiétudes: il était ici dans son territoire, et connaissait mieux ce trajet que sa poche…



*HRP: le Frère Noir est le zeppelin de Voorsk

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